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22/01/2016 05:20 EST | Actualisé 22/01/2017 00:12 EST

Brady-Manning : 17e acte

Le 17e chapitre de la rivalité opposant Tom Brady et Peyton Manning permettra au vainqueur de dénicher son billet pour le Super Bowl 50. Un laissez-passer qui n'a pas du tout la même signification pour les deux illustres quarts-arrières.

Un texte de Félix St-Aubin

Brady lorgne une cinquième conquête du trophée Vince-Lombardi, ce qui constituerait un sommet dans l'histoire de la NFL pour un quart.

Manning, quant à lui, est bien conscient qu'il s'agit probablement de sa dernière occasion de s'insérer dans le club sélect des doubles champions du Super Bowl. En effet, seulement 11 quarts, dont son patron John Elway et son frère Eli Manning, peuvent se vanter d'avoir conclu une campagne sous les confettis à deux reprises.

Contrairement aux 16 précédents duels entre les deux hommes, l'attention de ce 17e (et probablement ultime) face à face n'est pas portée uniquement sur Brady et Manning. La clé pour que les Broncos de Denver sortent gagnants de la finale de l'Association américaine se retrouve entre les mains de l'unité défensive du coordonnateur Wade Phillips.

Les statistiques de Manning depuis le mois de septembre parlent d'elles-mêmes : 9 passes de touché contre 17 interceptions, moins de 60 % de passes complétées et une cote d'efficacité inférieure à 70. Celui qui a participé à 14 Pro Bowl, un record de la NFL, ne fait certainement plus partie de l'élite.

Le fait qu'il atteindra la quarantaine le 24 mars prochain et qu'il a été ennuyé par diverses blessures cette saison, dont une déchirure du fascia plantaire du pied droit, l'a grandement ralenti.

Comme le bon vin

Brady a récemment clos sa campagne la plus productive en quatre ans. Le vétéran de 38 ans est non seulement le meneur incontesté de l'attaque bostonienne, il est la pierre angulaire dans la mise sur pied de la dynastie des Patriots.

Dimanche, il sera d'office pour une 10e finale de l'Américaine, une 5e participation d'affilée à cette rencontre de championnat. À titre comparatif, seulement quatre autres organisations ont pris part à plus de matchs de cette envergure.

Brady est à son mieux lorsque les projecteurs sont braqués sur lui. Il utilise la pression qui lui pèse sur les épaules comme d'une source de motivation. Force est d'admettre que cela lui réussit plutôt bien.

Son rendement de 22 victoires contre 8 revers (73,3 %) en éliminatoires le place au 2e échelon dans l'histoire de la NFL, tout juste derrière le légendaire Terry Bradshaw et sa fiche de 14-5 (73,7 %).

Ce qui rend Brady d'autant plus dangereux lorsque le tournoi hivernal bat son plein est sa manière bien à lui de se lever, quel que soit le défi qui se dresse devant lui.

Une arme unique

Contrairement à Manning, le prolifique numéro 12 n'a jamais eu le luxe de composer avec des receveurs éloignés de la trempe de Marvin Harrison, Reggie Wayne, Demaryius Thomas, etc. Outre Randy Moss, ses cibles de choix à cette position ont été bien rares.

Rob Gronkowski, qui joue pourtant au poste d'ailier rapproché, s'est approprié la place laissée vacante lors du départ de Moss.

Aucune des 31 autres formations du circuit Goodell ne possède un receveur qui se rapproche un tant soit peu de Gronkowski. Trop agile et rapide pour être couvert par un secondeur intérieur ou extérieur, mais également trop imposant pour les membres de la tertiaire, celui qui a été choisi à quatre occasions sur la première équipe d'étoiles au cours des cinq dernières saisons est un véritable casse-tête pour les défenses adverses.

L'unité de Phillips tentera donc de réussir là où les Chiefs de Kansas City ont échoué le week-end dernier. Cette confrontation pèsera lourd dans la balance, dimanche, à Denver.

Il ne fait aucun doute, le 17e acte entre les deux quarts émérites, le 5e en éliminatoires, ne sera pas un tantinet comparable aux précédents.

Manning a connu son lot de difficultés face à son rival de toujours lorsque l'issue de l'affrontement passait par lui. Le « Shérif » étant désormais appuyé par une défense qui fait l'envie de tous ses homologues aux quatre coins des États-Unis, l'équation est cette fois-ci quelque peu différente.

Reste à voir si le résultat demeurera le même.

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