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21/01/2016 09:26 EST | Actualisé 21/01/2017 00:12 EST

Washington lève son opposition aux prêts multilatéraux à l'Argentine (Trésor)

Les Etats-Unis ont indiqué jeudi qu'ils ne s'opposeraient plus à l'octroi de prêts à l'Argentine par des banques multilatérales de développement, abandonnant ainsi une politique adoptée en 2011 pour protester contre le manque de coopération du pays.

"Au regard (...) de la trajectoire positive du gouvernement sur sa politique économique, les Etats-Unis mettent fin à leur politique, en place depuis 2011, de s'opposer à la plupart des prêts accordés à l'Argentine par les banques multilatérales de développement", indique le Trésor américain dans un communiqué, un mois après une alternance politique à Buenos Aires.

Les projets de financement seront désormais évalués "selon leur mérite", poursuit ce communiqué publié à l'issue d'une rencontre entre le secrétaire au Trésor Jacob Lew et le nouveau ministre des Finances argentin Alfonso Prat-Gay à Davos.

Les Etats-Unis avaient adopté cette mesure pour faire pression sur l'Argentine qui a fait défaut sur sa dette en 2001 et refuse de payer certains fonds d'investissement qu'elle accuse de comportements de "vautours". Le conflit est toujours en cours devant les tribunaux américains.

Buenos Aires était aussi accusé de ne pas respecter des sentences arbitrales et, généralement, de ne pas coopérer avec les institutions internationales. Le pays est notamment en froid avec le FMI, qu'il tient en partie pour responsable de la faillite de 2001.

Depuis 2011, les représentants américains à la Banque mondiale et à la Banque inter-américaine de développement votaient donc systématiquement contre des projets de développement en Argentine, à l'exception de ceux visant les populations "pauvres et vulnérables".

Ce changement de cap intervient après l'arrivée au pouvoir en décembre d'un nouveau président libéral, Mauricio Macri, qui veut renouer avec le monde économique.

Après des années d'impasse, les nouvelles autorités argentines ont d'ailleurs repris leurs discussions avec leurs créanciers sur la dette.

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