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21/01/2016 05:55 EST | Actualisé 21/01/2017 00:12 EST

Wall Street hésite à l'ouverture, malgré le soutien de la BCE

Wall Street hésitait jeudi à l'ouverture, essayant de profiter de propos volontaristes de Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE), pour rebondir après un mauvais début de semaine: le Dow Jones prenait 0,16% mais le Nasdaq perdait 0,25%.

Vers 14H40 GMT, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average gagnait 24,66 points à 15.791,40 points tandis que le Nasdaq, à dominante technologique, cédait 11,11 points à 4.460,58 points.

Jugé le plus représentatif par de nombreux investisseurs, l'indice élargi S&P 500 avançait de 0,06% à 1.860,53 points.

Mercredi, la Bourse de New York avait fini en baisse, mais limité ses pertes après un mouvement d'affolement qui avait accompagné une nouvelle chute du marché pétrolier: le Dow Jones avait perdu 1,56% à 15.766,74 points et le Nasdaq 0,12% à 4.471,69 points.

Désormais, Wall Street essaie de se stabiliser "dans le sillage de propos de Mario Draghi, président de la BCE, qui a laissé entendre que la banque centrale pourrait déployer plus tôt que prévu de nouvelles mesures de relance", ont résumé les experts de la maison de courtage Charles Schwab.

A l'issue d'une réunion de politique monétaire, la BCE n'a certes pas modifié sa politique actuelle, qui comprend déjà 60 milliards d'euros mensuels de rachats d'actifs, mais M. Draghi a prévenu qu'elle pourrait "sans doute" la revoir en mars face aux perspectives moroses de l'inflation européenne.

Ces déclarations ont fait bondir les places européennes, qui, comme la Bourse de New York, chutent depuis le début de l'année dans un contexte d'inquiétudes sur l'économie chinoise et la chute des marchés pétroliers.

"Vu comme les marchés cherchent désespérément une lueur d'espoir dans les politiques (monétaires), on peut craindre que les investisseurs aient tiré des conclusions excessives des propos de M. Draghi", a prévenu Patrick O'Hare, de Briefing. "Il faut bien comprendre qu'une banque centrale doit en permanence revoir sa politique".

Du moins, les déclarations du banquier central européen "sont en mesure d'encourager une chasse aux bonnes affaires", a-t-il reconnu, notant que le marché ne pouvait guère être soutenu de l'autre côté de l'Atlantique par des indicateurs américains "mitigés".

Les inscriptions hebdomadaires au chômage sont remontées à leur plus haut niveau depuis sept mois, tandis que l'activité manufacturière de la région de Philadelphie est restée dans le rouge en janvier malgré une amélioration.

Le marché obligataire montait un peu, le rendement des bons du Trésor à dix ans baissant à 1,975% contre 1,991% mercredi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,752% contre 2,766% auparavant.

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