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Un nouveau cas d'Ébola en Sierra Leone

FREETOWN, Sierra Leone — Une deuxième infection au virus Ébola a été détectée en Sierra Leone après que les responsables sanitaires y aient cru l'épidémie terminée.

Un proche parent de la première victime est maintenant porteur du virus qui a fait plus de 11 000 morts en deux ans, ont fait savoir des dirigeants jeudi.

Un porte-parole du ministère de la Santé, Sidi Yaya Tunis, a dit que le nouveau patient a aidé à préparer la dépouille de la jeune femme de 22 ans qui a succombé à la maladie à la mi-janvier. Ses proches avaient alors reçu la permission d'organiser des funérailles traditionnelles, puisque les responsables ne croyaient pas qu'elle avait été tuée par l'Ébola.

Le virus se propage lors d'un contact direct avec les fluides corporels d'une personne infectée, et les cadavres sont particulièrement contagieux. Les funérailles traditionnelles dans la région — pendant lesquelles les proches touchent la dépouille — ont été une source importante de transmission de la maladie pendant l'épidémie qui a balayé la Sierra Leone, la Guinée et le Libéria.

Les nouvelles infections détectées en Sierra Leone représentent un recul important dans une région où l’on croyait la transmission terminée. Même au moment de l'annonce de la fin de l'épidémie, toutefois, l'Organisation mondiale de la santé avait prévenu que de nouvelles «éruptions» de la maladie demeuraient possibles.

Les nouveaux cas en Sierra Leone sont particulièrement inquiétants puisque le virus n'avait pas été repéré chez la première victime et qu'aucune précaution n'a donc été prise lors de son inhumation. Aucune infection n'avait été décelée en Sierra Leone depuis deux mois et on ne sait pas exactement comment la jeune femme de 22 ans a été infectée.

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