POLITIQUE
21/01/2016 03:24 EST | Actualisé 21/01/2016 03:24 EST

Québec veut abolir la taxe santé avant de baisser les impôts des contribuables

BERTRAND GUAY via Getty Images
Prime Minister of Quebec Philippe Couillard makes a statement following his meeting with French president at the Elysee Palace, on December 7, 2015, in Paris. / AFP / BERTRAND GUAY (Photo credit should read BERTRAND GUAY/AFP/Getty Images)

DAVOS, Suisse — Bien qu'il n'écarte pas l'idée de baisser les impôts, le premier ministre Philippe Couillard n'entend pas le faire immédiatement, comme le réclame la Coalition avenir Québec.

Parmi les solutions que son gouvernement compte mettre de l'avant, l'abolition progressive de la taxe santé à compter du 1er janvier 2017 figure au haut de la liste, a-t-il expliqué, jeudi, en marge du bilan de sa mission au Forum économique de Davos, en Suisse.

Le chef caquiste François Legault a récemment fait une sortie pour réclamer une baisse immédiate des impôts afin de stimuler la consommation des ménages.

Questionné à ce sujet, M. Couillard a affirmé que les baisses d'impôts faisaient « partie de la solution », avant d'évoquer de nouveau l'abolition progressive de la taxe santé.

À son avis, cette promesse électorale privera à terme le gouvernement de recettes estimées à 1 milliard $.

Du côté de Saguenay, le porte-parole péquiste en matière de finances, Nicolas Marceau, a estimé que des baisses d'impôts seraient insuffisantes pour redonner un élan à l'économie québécoise, écorchant au passage le plan économique de Québec.

Par ailleurs, même s'il s'est dit « préoccupé » par le dernier rang occupé par les Québécois en ce qui a trait au revenu disponible au Canada, M. Couillard a relativisé les données publiées en début de semaine par l'Institut de la statistique du Québec (ISQ).

Aux côtés de son ministre de l'Économie, Jacques Daoust, M. Couillard a affirmé qu'il fallait tenir compte du panier de services offerts par l'État — comme les services de garde — pour comparer le revenu disponible moyen au Québec avec celui des autres provinces.

« Une famille québécoise avec entre 125 000 $ et 150 000 $ de revenu familial a plus de revenu disponible qu'une famille ontarienne, notamment à cause de ces facteurs », a-t-il affirmé.

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