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21/01/2016 07:35 EST | Actualisé 21/01/2017 00:12 EST

Santoro rejette l'idée d'une défaite volontaire de Djokovic en 2007

Fabrice Santoro a rejeté jeudi l'idée que Novak Djokovic ait volontairement perdu contre lui à au Masters de Paris-Bercy en 2007, comme l'a laissé entendre le journal Tuttosport.

Santoro a toutefois affirmé cependant que les matchs et les paris truqués sont un problème « beaucoup plus grave que le dopage ».

« Je n'ai jamais été le meilleur au monde, mais j'ai battu 19 des 23 meilleurs joueurs mondiaux, [...] et une semaine avant, j'avais battu l'Américain Andy Roddick, qui était 5e mondial », s'est défendu le Français, alors classé 39e mondial et désormais retraité du circuit, à la chaîne BeIN Sports 1.

Reconnaissant que le Serbe, alors 3e sur l'échiquier mondial, « n'a sans doute pas fait le match de sa vie », Santoro a écarté l'idée que Djokovic ait pu lâcher volontairement le match, comme l'a affirmé mercredi le quotidien Tuttosport.

« Il faut être vigilant, n'écrivez pas n'importe quoi, il faut des preuves », a insisté l'ancien joueur, désormais consultant.

Djokovic, interrogé mercredi à Melbourne après sa victoire au deuxième tour des Internationaux d'Australie, avait affirmé qu'« il n'y a aucune preuve, aucun fait, seulement de la spéculation ».

« Mais « comme c'est la grande histoire du moment dans le tennis et dans le sport en général, il va y avoir beaucoup d'allégations », avait poursuivi le meilleur joueur de la planète, à la suite des accusations de matchs truqués dans le tennis lancées dimanche par la BBC et BuzzFeed.

Santoro approché

Selon les médias britanniques, 16 joueurs, dont 8 sont inscrits aux Internationaux d'Australie, sont soupçonnés d'être impliqués dans des matchs truqués au cours de la dernière décennie.

Ayant eu accès à des documents confidentiels, ces médias ont également accusé l'ATP, instance dirigeante du tennis professionnel, d'avoir cherché à étouffer plusieurs affaires.

Santoro a reconnu avoir lui aussi été « approché à plusieurs reprises à la fin de sa carrière par des inconnus ».

« On m'a demandé de perdre, tout simplement, mais bien sûr que j'ai refusé », a-t-il affirmé.

« Je me souviens, il y a sept, huit ans, avoir été voir les instances du tennis mondial, l'ATP, et je leur avais dit : "On parle beaucoup, beaucoup de dopage, mais vous devriez aussi vous concentrer sur les paris." Bien sûr, je n'encourage pas le dopage, mais les paris, c'est beaucoup plus grave encore. C'est le public qui est berné, ce sont les médias qui écrivent de faux papiers sur de fausses rencontres, ce sont des matchs qui sont littéralement faussés, et c'est un classement derrière qui l'est, donc il faut être extrêmement vigilant. »

Cependant, Fabrice Santoro ne précise pas quelle a été la réponse de l'ATP face à sa démarche.