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21/01/2016 13:37 EST | Actualisé 21/01/2017 00:12 EST

Rebond des Bourses européennes et américaines, soutenues par la BCE

Les marchés européens et américains se sont repris jeudi au lendemain d'un plongeon, s'appuyant sur de nouvelles promesses du président de la Banque centrale européenne qui a promis, si nécessaire, d'augmenter son soutien à l'activité dès le mois de mars.

Wall Street, qui suivait également de près le rebond du marché du pétrole, a progressé avec une avancée de 0,74% de son indice vedette Dow Jones Industrial Average. Le Nasdaq, plus hésitant, a fini à l'équilibre (+0,01%) et l'indice élargi S&P 500 a gagné 0,52%.

Toronto a gagné 1,63%, Mexico 0,79% et Sao Paulo 0,19%. Buenos Aires, qui avait lourdement chuté la veille, a effacé toutes ses pertes en regagnant 4,45%.

Avant cela, Paris a gagné 1,97%, Londres 1,77% et Francfort 1,94%, tandis que Milan bondissait de 4,2%, portée par les valeurs bancaires, dont BMPS (Monte dei Paschi di Siena) qui s'envolait de 44% après trois séances de chute vertigineuse.

L'optimisme est revenu avec de nouvelles paroles rassurantes du président de la BCE Mario Draghi. Il sera "nécessaire de réévaluer et peut-être revoir" la politique monétaire lors de la prochaine réunion du conseil des gouverneurs, le 10 mars, a-t-il dit.

"Le marché a apprécié cette indication même si aucune annonce concrète n'a été faite", souligne Frédéric Rozier, conseiller de gestion chez Meeschaert Gestion Privée.

Selon lui, "le discours de la BCE a été effectivement très accommodant mais il va falloir attendre la prochaine réunion prévue en mars pour en savoir plus".

La BCE "ne capitule pas" et a "le pouvoir, la volonté et la détermination d'agir" pour remplir son mandat, à savoir ramener l'inflation en zone euro au niveau qu'elle souhaite, a martelé M. Draghi, alors que les prix ne décollent pas, notamment à cause de la baisse du cours du pétrole.

- Le pétrole repart à la hausse -

Les cours du brut, tombés mercredi à leurs plus bas niveau depuis 12 ans et qui étaient de nouveau repartis à la baisse en Asie jeudi matin, ont terminé sur un fort rebond, en dépit de l'augmentation plus forte qu'attendu des réserves américaines de brut la semaine dernière.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars a gagné 1,37 dollar à 29,25 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour la même échéance, dont c'était le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, a progressé de 1,18 dollar à 29,53 dollars.

Depuis mi-2014, les cours se sont effondrés d'environ 70%, affectant sérieusement les économies émergentes et notamment les grands producteurs d'or noir du Golfe.

- Plongeon historique du rouble -

Plus tôt dans la journée en Asie, les principales Bourses avaient de nouveau piqué du nez: malgré une ouverture en hausse, Tokyo a perdu 2,44% à la clôture, à l'instar de Hong Kong qui a reculé de 1,82%.

A Shanghai, au terme d'une séance en dents de scie, la Bourse a finalement chuté de 3,23% malgré des injections massives de liquidités par la banque centrale. Le marché est toujours affolé par le ralentissement persistant de l'économie chinoise, dont la croissance n'a atteint que 6,9% en 2015, sa plus faible performance depuis un quart de siècle.

En Russie, l'indice RTS a fini la journée en légère hausse, de 0,59%. Le rouble, après être passé mercredi sous son record des journées noires de décembre 2014, s'est enfoncé malgré une stabilisation en cours de journée des prix du baril de pétrole, principale source de revenus du pays avec le gaz, dont les cours suivent ceux de l'or noir.

Le dollar a bondi jusqu'à 85,99 roubles, du jamais vu depuis que les autorités russes ont retiré trois zéros à la monnaie pendant la banqueroute financière de 1998.

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BANCA MONTE DEI PASCHI DI SIENA