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21/01/2016 05:41 EST | Actualisé 21/01/2017 00:12 EST

Présidentielle en Haïti: la Francophonie appelle au "dialogue"

La Secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean, a appelé les acteurs politiques haïtiens à "privilégier le dialogue" et à "faire preuve de responsabilité" dans la crise électorale à quelques jours du second tour contesté de la présidentielle prévu dimanche.

"J'appelle tous les acteurs politiques haïtiens à privilégier le dialogue durant cette phase cruciale du processus électoral", a déclaré dans un communiqué la secrétaire générale de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), basée à Paris, qui compte 57 Etats et gouvernements.

Exprimant sa préoccupation face aux "actes de violence", Mme Jean a aussi exhorté "à faire preuve de responsabilité et à tout mettre en oeuvre pour répondre aux attentes légitimes du peuple haïtien qui aspire à la paix, à la nécessaire stabilité, à la démocratie et à l'État de droit. L'avenir, la relève et le développement du pays en dépendent", a-t-elle ajouté.

Depuis deux mois, l'opposition dénonce "un coup d'Etat électoral" fomenté par le président Michel Martelly, qui ne peut pas prétendre à un deuxième mandat consécutif en vertu de la Constitution.

Au premier tour du scrutin présidentiel, le 25 octobre, Jovenel Moïse, le candidat du pouvoir avait recueilli 32,76% des voix, contre 25,29% pour Jude Célestin, des résultats qualifiés de "farce ridicule" par M. Célestin.

La commission indépendante d'évaluation électorale avait conclu que ce scrutin avait été "entaché d'irrégularités" et que "plus de 60% des membres de bureaux de vote n'étaient pas capables d'accomplir correctement le travail demandé".

En assurant que les membres de bureaux de vote seraient mieux formés, le conseil électoral provisoire a ordonné la poursuite du processus en choisissant la date du 24 janvier pour le second tour de la présidentielle, initialement prévue le 27 décembre.

Mais la campagne présidentielle, qui s'achève vendredi soir, est dans l'impasse : le candidat de l'opposition Jude Célestin a affirmé qu'il ne participerait pas au scrutin.

Cette semaine à Port-au-Prince, les opposants les plus radicaux au pouvoir en place ont bloqué plusieurs rues du centre-ville en réclamant la mise sur pied d'un gouvernement de transition qui aurait pour mission d'organiser de nouveaux scrutins.

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