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21/01/2016 05:52 EST | Actualisé 21/01/2016 12:22 EST

Le meurtre de Litvinenko a été commandité par un État, dit Cameron (VIDÉO)

Le meurtre de l'ex-agent du KGB Alexandre Litvinenko a été "commandité par un État", a affirmé jeudi le premier ministre britannique David Cameron à Davos, après la publication du rapport d'un juge britannique impliquant la Russie et son président Vladimir Poutine.

"Ce rapport confirme ce que nous avons toujours cru, et ce que le dernier gouvernement travailliste croyait à l'époque de ce meurtre épouvantable, c'est-à-dire qu'il a été commandité par un État", a déclaré David Cameron depuis la Suisse aux télévisions britanniques.

"C'est pourquoi le précédent gouvernement avait décidé d'expulser les diplomates russes, de délivrer des mandats d'arrêt et de refuser de coopérer avec les agences de renseignement russes, des mesures qui persistent", a ajouté le dirigeant britannique.

"Aujourd'hui, nous avons ajouté (à ces mesures) un gel des avoirs et allons solliciter à nouveau les autorités judiciaires pour voir ce qui peut être fait", a expliqué David Cameron.

La ministre de l'Intérieur britannique Theresa May a annoncé plus tôt dans la journée le gel des avoirs des deux exécutants présumés de l'assassinat, Andreï Lougovoï et Dmitri Kovtoun.

"Nous avons réagi à cet évènement choquant il y a des années et nous renforçons encore notre action aujourd'hui", a conclu le Premier ministre.

Le président russe Vladimir Poutine a "probablement approuvé" le meurtre à Londres par deux agents russes de l'opposant Alexandre Litvinenko", a estimé jeudi un juge britannique dans les conclusions de l'enquête publique sur la mort de l'ex-espion du KGB

"L'opération du FSB (nouveau nom du KGB) a probablement été approuvée par M. Patrouchev (Nikolaï Patrouchev, ex-chef du FSB) et aussi par le président Poutine", a ajouté Robert Owen dans ses conclusions.

Alexandre Litvinenko, 43 ans, est mort d'un empoisonnement au polonium fin novembre 2006 trois semaines après un rendez-vous pour prendre le thé au Millennium Hotel, dans le centre de Londres, avec deux ex-agents russes, Andreï Lougovoï, aujourd'hui député d'un parti nationaliste, et l'homme d'affaires Dmitri Kovtoun.

"Je suis sûr que MM. Lougovoï et Kovtoun ont mis le polonium 210 dans la théière le 1er novembre 2006. Je suis sûr qu'ils l'ont fait dans l'intention d'empoisonner M. Litvinenko", écrit le juge Owen.

Selon lui, une première dose plus faible de polonium lui aurait même été administrée plus tôt, le 16 octobre, avant la dose fatale du 1er novembre.

"Les preuves que je présente établissent clairement la responsabilité de l'Etat russe dans la mort de M. Litvinenko", ajoute-t-il alors que le Kremlin a toujours démenti toute implication.

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