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21/01/2016 04:31 EST | Actualisé 21/01/2017 00:12 EST

Le Premier ministre turc veut des "mesures concrètes" pour régler la crise des réfugiés

Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a une nouvelle fois exhorté jeudi l'Union européenne (UE) à prendre des mesures concrètes pour aider son pays à enrayer le flux des migrants, estimant qu'il ne s'agissait pas d'une "affaire d'argent".

"Nous ne demandons pas d'argent, nous ne négocions pas d'argent (...) pour nous, il s'agit d'un devoir humanitaire, pas d'un problème d'assistance financière", a déclaré M. Davutoglu devant le Forum économique de Davos (Suisse).

Le chef du gouvernement islamo-conservateur turc doit s'entretenir vendredi à Berlin avec la chancelière allemande Angela Merkel, notamment de la crise des migrants.

"J'espère que les prochaines mesures seront des mesures concrètes pour régler ce problème", a souligné M. Davutoglu.

Ankara et Bruxelles ont signé fin novembre un "plan d'action" qui prévoit une aide européenne de 3 milliards d'euros aux autorités turques en échange de leur engagement à mieux contrôler leurs frontières et à lutter contre les passeurs.

Mais cet accord tarde à produire ses premiers effets. L'UE reproche à la Turquie, qui accueille à elle seule plus de 2,2 millions de réfugiés syriens, de ne pas en faire assez pour empêcher les migrants de quitter clandestinement ses côtes pour rallier les îles grecques, porte d'entrée vers l'UE.

M. Davutoglu a rétorqué jeudi que son pays prenait sa part, rappelant que son pays avait officialisé la semaine dernière l'octroi de permis de travail aux réfugiés syriens, une demande des ONG.

Il a rappelé que la Turquie avait déjà dépensé plus de 10 milliards de dollars pour l'accueil des Syriens qui fuient la guerre civile dans leur pays.

"Nous pouvons faire encore plus pour ces pauvres orphelins, pour les victimes de la tragédie syrienne", a-t-il lancé, "mais ce n'est pas un problème allemand, un problème turc ou même un problème syrien, c'est un problème mondial".

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