POLITIQUE
21/01/2016 02:28 EST | Actualisé 21/01/2016 03:26 EST

«La situation économique du Québec est morose et inquiétante» - Nicolas Marceau (VIDÉO)

Le Parti québécois dresse un constat dur et implacable du bilan économique des libéraux de Philippe Couillard, exemples à l'appui. En marge du caucus national du PQ à Saguenay, les députés Nicolas Marceau et Alain Therrien ont souligné qu'en matière d'économie, « on est bien loin de l'effet libéral qui nous a été promis en campagne électorale ».

« Philippe Couillard se fait rattraper, d'une part par son manque de vision économique, et d'autre part, par toutes les folies qu'il a dites en campagne électorale. »

— Nicolas Marceau, député de Rousseau et critique du PQ en matière d'économie

Le PQ assène ses critiques alors que le premier ministre du Québec se trouve au Forum économique de Davos où le producteur d'acier Tata Steel a annoncé qu'il pourrait investir jusqu'à 400 millions de dollars au Québec d'ici deux ans dans le cadre du Plan Nord. L'attaque péquiste survient aussi au moment où des rumeurs de remaniement ministériel courent.

Le député de Rousseau et porte-parole du PQ en matière d'économie, Nicolas Marceau, ne se gêne pas pour accuser le président du Conseil du Trésor, Martin Coiteux, d'« écraser » ses collègues Carlos Leitao et Jacques Daoust, respectivement ministre des Finances et de l'Économie.

À son avis, M. Coiteux ne fait pas un bon travail : « Quand on tue l'économie en disant non à tout, quand on ne donne pas de moyens au ministre de l'Économie, quand on coupe en éducation, non, c'est pas bon ».

« Le ministre de l'Économie doit absolument avoir les mains libres pour intervenir [...] mais avec Martin Coiteux cela s'avère de plus en plus difficile. »

— Alain Therrien, député de Sanguinet pour le PQ

Le premier ministre lui-même, de l'avis des péquistes, n'est « pas vraiment intéressé » par les questions d'économie. « Son incohérence, son absence de plan nous signale, à nous, et aux investisseurs, que sa priorité n'est pas l'économie », dit Nicolas Marceau.

« La situation économique du Québec est morose et inquiétante » - Nicolas Marceau

Aux yeux de Nicolas Marceau, il est urgent que les libéraux se dotent d'un « plan de match » parce que les signes que l'économie du Québec bat de l'aile se multiplient :

  • le PIB a reculé en octobre;
  • la croissance économique pour l'année se dirige vers les 1 %, « ce qui est la moitié de ce qu'avait promis M. Leitao dans son budget de mars dernier », dit M. Marceau;
  • il y a 9000 chômeurs de plus aujourd'hui qu'en avril 2014;
  • les exportations ont diminué en novembre dernier et pour l'ensemble de l'année on est en retard sur le Canada « et tout le monde va convenir que malgré la baisse du dollar canadien, on ne ressent pas d'élan du côté de nos exportateurs »;
  • les investissements privés avaient reculé l'an dernier de 9,7 %. et cette année il est prévu qu'ils reculent encore de 2,5 %.

« Ce sont des chiffres qui sont très, très mauvais », déclare Nicolas Marceau.

« Nous avons vécu dans la dernière année une austérité qui a des impacts [...]. Quand on coupe de façon sévère les dépenses, quand on augmente le fardeau fiscal des Québécois de 1500 $ (un chiffre qui ne tient pas compte de la hausse des frais accessoire) évidemment, ça finit par se traduire par des impacts sur l'économie du Québec. »

— Nicolas Marceau, député de Rousseau et critique du PQ en matière d'économie

De Sept-Iles à Anticosti

Relativement à l'annonce faite par le géant Tata Steel, Alain Therrien considère que « c'est une improvisation totale ». Le député de Sanguinet cite, pour étoffer ses propos, le fait que l'accès au port de Sept-Iles n'est pas possible pour cette compagnie-là.

« C'est un dossier qui traîne depuis longtemps; le ministre Daoust n'a jamais réglé ce problème-là, dit Alain Therrien. Le fer de lance de la politique énergétique sur la Côte-Nord, c'est justement le fait que le port de Sept-Iles soit accessible aux entreprises. Et ce n'est pas le cas. »

M. Therrien cite également FerroAtlantica et le projet de mine Arnaud comme étant des dossiers que le gouvernement Couillard n'est pas parvenu à faire avancer.

De son côté, Nicolas Marceau reproche à Philippe Couillard d'avoir « remis en question un contrat dûment signé par le gouvernement du Québec pour l'exploration à Anticosti ». Le député de Rousseau estime que le premier ministre envoie ainsi un mauvais message aux investisseurs. Il affirme aussi que, dans ce dossier, « il y aura matière à poursuite et ce n'est pas moi qui le dis, Petrolia l'a dit déjà ».

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