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21/01/2016 04:57 EST | Actualisé 21/01/2017 00:12 EST

L'enquête britannique sur la mort de Litvinenko vise à "salir" la Russie (diplomatie russe)

La diplomatie russe a dénoncé jeudi une enquête "politiquement orientée" qui vise à "salir" l'image de la Russie après la publication en Grande-Bretagne des conclusions de l'enquête publique sur la mort à Londres en 2006 de l'ex-agent du FSB Alexandre Litvinenko, qui met en cause la Russie.

"Il n'y avait pas de raisons de s'attendre à ce que le rapport final sur cette enquête politiquement orientée et manquant extrêmement de transparence (...) soit objectif et impartial", a déclaré la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, dans un communiqué.

"Nous regrettons que cette enquête purement criminelle ait été transformée en enquête politiquement motivée et qu'elle ait assombri l'atmosphère générale des relations bilatérales" avec Londres, a ajouté Mme Zakharova.

"Le but était clair dès le début: salir la Russie, salir ses représentants officiels et son gouvernement", a poursuivi la porte-parole de la diplomatie russe, qui s'exprimait lors de sa conférence de presse hebdomadaire.

La Russie souhaite "une enquête objective et impartiale sur la mort de Litvinenko, mais également sur tous les citoyens russes -- et ils sont très nombreux -- qui décèdent régulièrement en Grande-Bretagne dans diverses circonstances et parfois très étranges", a-t-elle affirmé.

Alexandre Litvinenko, 43 ans, est mort d'un empoisonnement au polonium fin novembre 2006, trois semaines après un rendez-vous pour prendre le thé au Millennium Hotel, dans le centre de Londres, avec les Russes Andreï Lougovoï et Dmitri Kovtoun, accusés ensuite du meurtre par la justice britannique.

"Je suis sûr que MM. Lougovoï et Kovtoun ont mis le polonium-210 dans la théière le 1er novembre 2006. Je suis sûr qu'ils l'ont fait dans l'intention d'empoisonner M. Litvinenko", a estimé jeudi le juge Robert Owen dans ses conclusions.

Selon lui, "l'opération du FSB (services secrets russes, ndlr) a probablement été approuvée par (l'ex-chef du FSB Nikolaï) Patrouchev et aussi par le président Poutine".

L'enquête publique, une procédure ordonnée par le gouvernement britannique qui permet, contrairement à ce que son nom indique, d'examiner à huis clos des documents sensibles, avait débuté en janvier 2015.

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