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21/01/2016 06:57 EST | Actualisé 21/01/2017 00:12 EST

L'aide de Québec permet à Mélaric d'entrevoir sa réouverture

L'aide directe de 6 millions de dollars que le gouvernement Couillard va verser aux centres de désintoxication accueillant des pensionnaires sur l'aide sociale va permettre au centre Mélaric de lancer une campagne de financement pour qu'il rouvre ses portes, affirme la présidente de son conseil d'administration.

En entrevue à Radio-Canada, Lise Bourgault a confirmé que l'aide annoncée mercredi par la ministre déléguée à la Réadaptation et à la Santé publique, Lucie Charlebois permettrait au centre de boucler ses frais d'exploitation. Reste maintenant à récolter les 300 000 $ que le centre a perdus depuis le 1er mai.

« C'est la question qui tue : le 300 000 $ que nous avons perdu depuis le 1er mai, c'est ce montant-là qu'il faut que j'aille chercher », explique-t-elle, tout en réitérant que son centre n'aurait jamais fermé n'eut été de la réforme de l'aide sociale décidée au printemps 2015 par le gouvernement.

Selon Mme Bourgault, l'annonce de la ministre Charlebois constitue une « excellente nouvelle », puisque la somme de 6 millions « correspond » à l'aide supplémentaire de 10 $ par jour par pensionnaire qu'elle réclamait. « Mélaric n'aurait pas pu rouvrir [s'il] n'avait pas eu l'assurance de ce 10$ par jour », dit-elle.

Sans cette somme, dit-elle, aucune démarche n'aurait été entreprise pour rouvrir le centre. La décision du gouvernement change donc la donne. « Je veux rencontrer Mme la ministre. Elle a fait un effort incroyable. Je veux la remercier des efforts que le gouvernement a faits », souligne-t-elle.

Celle qui est aussi directrice générale adjointe du centre invite par ailleurs tous les anciens pensionnaires qui ont quitté les lieux sans payer leur thérapie à faire un don par l'entremise de la Fondation Mélaric.

« D'ici une quinzaine de jours, on devrait être capable de vous rappeler pour vous donner notre plan de match », a-t-elle ajouté.

Des alliés pour Mélaric

Le secrétaire de l'Association provinciale des organismes en dépendance (APOD), Nicolas Bédard, a pour sa part assuré que son organisation va mettre l'épaule à la roue pour que Mélaric puisse rouvrir ses portes.

« Ce qui est maintenant assuré, c'est qu'advenant la réouverture de Mélaric, le 10 $ par jour permet de fonctionner quotidiennement. Donc c'est un point majeur qui est réglé », a-t-il confirmé.

« Pour les dettes antérieures, l'Association va travailler de concert avec Mme Bourgault afin de trouver une solution », ajoute-t-il. « Je pense que Mme Bourgault va être en mesure de mener une campagne de financement. »

Advenant la réouverture du centre, précise M. Bédard, des membres de l'association entendent aussi y référer des pensionnaires afin de lui donner un coup de pouce supplémentaire.

M. Bédard convient que le centre de Saint-André-d'Argenteuil a connu des difficultés il y a un certain temps, mais assure que Mme Bourgault « a fait tout en son pouvoir pour redresser la situation » lorsqu'elle est arrivée à la barre et qu'elle demeure « la personne désignée pour mener à bien la réouverture de Mélaric. »