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21/01/2016 03:39 EST | Actualisé 21/01/2016 03:39 EST

22 000 djihadistes tués par la coalition anti-État islamique

Original caption: Two U.S. Air Force F-15E Strike Eagle aircraft fly over northern Iraq Sept. 23, 2014, after conducting airstrikes in Syria. The aircraft were part of a large coalition strike package that was the first to strike Islamic State of Iraq and the Levant (ISIL) targets in Syria. President Barack Obama authorized humanitarian aid deliveries to Iraq as well as targeted airstrikes to protect U.S. personnel from extremists known as ISIL. U.S. Central Command directed the operations. (DoD photo by Senior Airman Matthew Bruch, U.S. Air Force/Released)" data-caption="Edited USAF image of two F-15E fighters that conducted air strikes against ISIS/ISIL/IS/whatever.Original caption: Two U.S. Air Force F-15E Strike Eagle aircraft fly over northern Iraq Sept. 23, 2014, after conducting airstrikes in Syria. The aircraft were part of a large coalition strike package that was the first to strike Islamic State of Iraq and the Levant (ISIL) targets in Syria. President Barack Obama authorized humanitarian aid deliveries to Iraq as well as targeted airstrikes to protect U.S. personnel from extremists known as ISIL. U.S. Central Command directed the operations. (DoD photo by Senior Airman Matthew Bruch, U.S. Air Force/Released)" data-credit="sjrankin/Flickr">

Environ 22 000 djihadistes ont été tués par la coalition conduite par les États-Unis contre le groupe État islamique (EI) depuis l'été 2014, a déclaré jeudi le ministre français de la Défense.

«Il y a un chiffre que donne la coalition (..) C'est 22 000 morts depuis le début des opérations» en Irak et Syrie, a indiqué Jean-Yves Le Drian sur la chaîne d'information en continu France24, en notant que ce bilan était «sans doute un peu approximatif».

Sur ce total, environ un millier de djihadistes sont morts lors de raids de l'armée française, qui réalise entre 5 et 15% des frappes de la coalition selon le nombre d'avions engagés, a-t-on précisé dans son entourage.

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M. Le Drian a par ailleurs estimé à 35 000 le nombre de combattants de l'EI, dont 12 000 au moins étrangers.

«Il n'y a plus de grande offensive de Daech (acronyme de l'EI en arabe) depuis quelque temps (...) On est dans une situation de grande fragilité de Daech mais il faut rester très prudent», a ajouté M. Le Drian.

«Je pense qu'ils ont été secoués, amenuisés par nos interventions, y compris dans leurs moyens lourds, mais ils se sont aussi habitués à la nouvelle donne», a-t-il poursuivi.

«Ils s'insèrent au milieu des populations civiles et ils se protègent de cette manière. Ils mènent des opérations ponctuelles de résistance ici et là (..) Leurs moyens financiers commencent aussi à s'assécher», a estimé le ministre.

Lancées à l'été 2014, les frappes de la coalition se sont intensifiées depuis les attentats de Paris en novembre, notamment sur les sites de production de pétrole, dont le trafic était l'une des principales sources de revenus pour l'EI.

La campagne aérienne a entraîné de premiers reculs de l'EI à Kobané (Syrie), Sinjar et dernièrement Ramadi (Irak). L'organisation a toutefois lancé samedi une offensive sur la ville de Deir Ezzor (est), encore tenue par Damas.

Kerry optimiste sur l'atteinte des objectifs

Le groupe État islamique en Irak et en Syrie devrait être «très sérieusement atteint» d'ici à la fin de l'année, a assuré jeudi le secrétaire d'État américain John Kerry dont le pays pilote la coalition militaire.

«Je pense que d'ici à la fin de 2016, notre objectif consistant à très sérieusement atteindre Daech en Irak et en Syrie et de tenter d'avoir un impact sur Mossoul et Raqqa sera rempli», a déclaré M. Kerry à quelques journalistes en marge du Forum économique de Davos.

«Je crois que nous sommes sur la voie, nous infligeons aujourd'hui beaucoup de dégâts à Daech. Ils ont perdu (...) 40 % du territoire qu'ils contrôlent en Irak, 20-30 % au total», a ajouté le chef de la diplomatie américaine.

John Kerry a également confirmé que 24 ministres des Affaires étrangères de pays membres de la coalition internationale se retrouveraient à Rome le 2 février pour discuter de la «stratégie en cours» contre le groupe EI et obtenir davantage d'implication de certains pays, qu'il n'a pas nommés.

La France et les États-Unis avaient réuni mercredi à Paris un conseil de guerre de sept ministres de la Défense de la coalition contre le groupe État islamique, avec pour objectif d'intensifier l'effort militaire contre les djihadistes.

À cette occasion, le chef du Pentagone Ashton Carter avait annoncé que les États-Unis inviteraient le 11 février à Bruxelles les ministres de la Défense de 26 pays de la coalition.