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20/01/2016 12:35 EST | Actualisé 20/01/2017 00:12 EST

Virus Zika: jusqu'à 3893 cas de microcéphalie ont été détectés au Brésil

RIO DE JANEIRO — Le nombre possible de cas de microcéphalie — une maladie qui peut causer une malformation du cerveau chez les bébés — continue de progresser au Brésil, atteignant 3893 cas depuis le mois d'octobre, ont révélé des responsables médicaux mercredi.

Moins de 150 cas de microcéphalie avaient été diagnostiqués au Brésil en 2014.

Les autorités médicales se disent convaincues que cette hausse soudaine est liée à l'éruption du virus Zika, qui se transmet par le même moustique que celui qui propage la fièvre dengue.

Les enfants qui sont atteints de microcéphalie ont une tête plus petite que la normale et leurs cerveaux ne peuvent se développer correctement.

La plupart des foetus qui sont affligés de cette maladie sont expulsés du corps de la mère. D'autres meurent à la naissance ou peu après avoir vu la lumière du jour. Ceux qui survivent souffrent de problèmes de santé et de développement.

Le responsable des situations d'urgence au ministère de la Santé, Wanderson Oliveira, a déclaré lors d'une conférence de presse à Brasilia mercredi que les cas rapportés sont présentement sous enquête afin de s'assurer qu'il s'agit bel et bien de microcéphalie. L'état de la situation «va changer de jour en jour», a-t-il insisté.

Claudio Maierovitch, qui est à la tête du département des maladies transmissibles du ministère de la Santé, a affirmé que les responsables gouvernementaux approfondissaient rapidement leurs connaissances sur la microcéphalie et le virus Zika, mais que plusieurs aspects de cette éclosion soudaine sont encore nébuleux.

M. Maierovitch a ajouté que le Brésil travaillait à accroître sa capacité à mener des tests pour détecter le virus Zika. Le gouvernement brésilien espère que les laboratoires du pays pourront bientôt analyser 20 000 tests par mois, comparativement aux 1000 tests mensuels qui sont présentement menés.

Le Brésil a également investi des sommes pour mettre au point un vaccin contre la maladie. Un processus qui pourrait s'étirer sur trois à cinq ans.