NOUVELLES
20/01/2016 07:32 EST | Actualisé 20/01/2017 00:12 EST

Syrie: Moscou et Washington poussent pour le maintien des négociations de paix le 25 janvier

Les chefs de la diplomatie américaine John Kerry et russe Sergueï Lavrov, qui se sont rencontré mercredi, ont voulu donner une ultime impulsion au projet de l'ONU de négociations de paix lundi à Genève entre le régime syrien et une partie de l'opposition.

"Nous sommes sûrs" que les négociations "vont commencer dans les prochains jours, en janvier", a déclaré M. Lavrov devant la presse, au terme d'une rencontre de trois heures à Zurich avec son homologue américain.

"Le processus diplomatique va bientôt commencer, nous espérons courant janvier, plusieurs dates ont été avancées mais la décision finale appartient au secrétaire général des Nations unies avec l'avis et les recommandations de son envoyé spécial Staffan de Mistura", a-t-il poursuivi.

"Il reste encore beaucoup de jours avant la fin janvier" et Moscou n'envisage pas de repousser le début de ces pourparlers au mois de "février", a ajouté le ministre russe.

John Kerry n'a en revanche pas dit un mot devant des journalistes.

Son porte-parole, John Kirby, a indiqué dans un communiqué que les deux ministres des Affaires étrangères avaient "discuté des projets de négociations sous l'égide de l'ONU entre les parties syriennes le 25 janvier et de l'importance de continuer à avancer vers une solution diplomatique à la crise syrienne".

Mardi, avant de quitter Washington, le département d'Etat avait reconnu qu'"il restait encore beaucoup de travail à accomplir" pour être en mesure d'amorcer lundi prochain ces tractations entre l'opposition syrienne et le gouvernement de Bachar al-Assad.

Mercredi toutefois, une coalition de l'opposition syrienne a annoncé en Arabie Saoudite la composition de sa délégation à ces négociations, tout en exigeant l'arrêt des bombardements et la levée du siège des zones habitées en Syrie.

Ryad avait organisé en décembre une réunion avec une partie des groupes d'opposants syriens susceptibles de se rendre à Genève et qui lui sont proches. La Russie a fait de même avec d'autres groupes et l'Iran a aussi ses idées sur la question. De son côté, le gouvernement syrien a accepté en principe d'aller à Genève mais veut d'abord voir la liste des délégués de l'opposition.

Selon une feuille de route internationale dressée à Vienne en novembre par 17 pays --dont les grandes puissances et des protagonistes régionaux du conflit tels que l'Arabie Saoudite et l'Iran-- un cessez-le-feu doit être conclu, un gouvernement de transition formé et des élections organisées dans un délai de 18 mois. Ce processus de Vienne a été validé le 18 décembre à l'unanimité des 15 membres du Conseil de sécurité de l'ONU.

Sur le plan humanitaire, la Russie, qui bombarde la Syrie depuis le 30 septembre dernier, s'est déclarée "prête à une coordination plus étroite avec la coalition américaine dans ce domaine", selon M. Lavrov.

D'après le département d'Etat, M. Kerry "a exhorté la Russie à user de son influence sur le régime Assad pour assurer un accès humanitaire immédiat, sans entrave et durable pour tous les Syriens dans le besoin, notamment ceux dans les zones assiégées comme à Madaya".

nr-mnb/cel/