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20/01/2016 07:03 EST | Actualisé 20/01/2017 00:12 EST

Les organismes de défense de locataires manifestent devant les bureaux de Moreau

Le ministre des Affaires municipales et responsable de l'habitation, Pierre Moreau, a reçu mercredi à son bureau de Québec ainsi qu'à son bureau de circonscription de Châteauguay, en Montérégie, la visite de manifestants qui réclament un contrôle obligatoire des loyers.

Les manifestants ont livré, en geste symbolique, ce qu'ils appellent des «sandwichs aux hausses de loyer abusives», soit littéralement des tranches de pain entre lesquelles ils ont placé des avis d'augmentations de loyer qu'ils estiment injustifiées.

Le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) souligne que les locataires ont subi, selon les données de la Société canadienne d'hypothèques et de logement, des hausses de loyer de 47 pour cent depuis le début des années 2000, soit entre 3 et 4 pour cent annuellement, ce qui représente plus du double de l'augmentation du coût de la vie et de ce que suggère annuellement la Régie du logement.

Les avis d'augmentations compilés par l'organisme pour cette année se situent en moyenne à 3,4 pour cent et celui-ci reproche au ministre Moreau d'endosser l'abus des propriétaires en refusant de rendre obligatoire les mesures de contrôle des loyers.

Des augmentations au-delà des taux proposés par la Régie peuvent être justifiées, notamment lorsque des travaux ont été réalisés à l'immeuble, mais le RCLALQ soutient que sa compilation démontre que ces augmentations sont imposées aux ménages habitant des logements où aucune réparation majeure n'a été faite.

Les manifestations surviennent à deux jours de la publication des indices d'augmentations suggérées par la Régie du logement, vendredi prochain. Une rencontre était d'ailleurs déjà prévue entre le RCLALQ et des membres du personnel du bureau de M. Moreau vendredi et, mercredi, un attaché du ministre a indiqué que le message livré par les manifestants serait remis au ministre.

Le RCLALQ n'a cependant pas obtenu de rencontre avec le ministre lui-même, ce qu'il réclame en vain depuis son arrivée en poste en avril 2014.