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20/01/2016 05:03 EST | Actualisé 20/01/2017 00:12 EST

Les Bourses du Golfe replongent avec le pétrole encore en baisse

Les Bourses des monarchies arabes du Golfe ont replongé mercredi au lendemain d'un rebond, alors que les prix du pétrole sont repartis à la baisse.

Les sept places des pays du Golfe, qui pompent quotidiennement 18 millions de barils de brut étaient dans le rouge, conduites par celles d'Arabie saoudite et de Dubaï.

L'indice Tadawul All-Shares de la Bourse saoudienne a cédé 5% et terminé la séance sous la barre des 5.500 points, les valeurs pétrochimiques et bancaires reculant respectivement de 6,3% et de 4,5%.

Le Dubai Financial Market a fini la journée sur une chute de 4,6% à 2.638 points, son niveau le plus bas en 30 mois, les valeurs vedettes Emaar (immobilier) et Arabtec (BTP) cédant respectivement 5,2 et 7,7%.

L'Abu Dhabi Securities Exchange a reculé de 3,1%, sous les 3.800 points, avec de fortes baisses pour les valeurs investissement et services financiers (-9,3%).

Le Qatar Exchange a cédé 3,3%, sous les 8.700 points, au plus bas depuis début 2013.

Le Kuwait Stock Exchange a fini sur une baisse de 1,95%, sous les 5.000 points, un niveau jamais atteint en plus de 12 ans.

Les Bourses d'Oman et de Bahreïn ont cédé respectivement 1,83 et 0,6%.

Les places financières internationales ont plongé de nouveau mercredi, anéantissant le regain de la veille, plombées par l'érosion continue de l'or noir et les inquiétudes persistantes sur l'état de santé de l'économie mondiale.

Lors des échanges électroniques en Asie mercredi, le baril de brut américain a encore dégringolé, atteignant un plus bas de 12 ans, sous le seuil des 28 dollars, avant de se ressaisir légèrement, plombé par les prévisions pessimistes de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) sur l'excès d'offre.

L'AIE a expliqué dans son rapport mensuel publié mardi que les cours pourraient continuer de reculer cette année car l'offre devrait rester surabondante, du fait de la production iranienne qui va venir s'ajouter après la levée des sanctions économiques et financières qui frappaient Téhéran.

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