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20/01/2016 05:32 EST | Actualisé 20/01/2017 00:12 EST

Le pétrole ouvre en baisse, plombé par les excédents et les autres marchés

Les cours du pétrole ont ouvert en baisse mercredi à à New York, sous la pression à la fois de la confirmation des excédents mondiaux et de la défiance généralisée des investisseurs du monde pour les actifs jugés risqués.

Vers 14H15 GMT, le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en février, dont c'est le dernier jour de cotation, perdait 67 cents à 27,79 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), toujours au plus bas depuis septembre 2003.

"Le marché souffre à la fois de considérations qui sont propres au brut, avec le rapport de l'Agence internationale de l'Energie (AIE) disant qu'on se noie dans l'offre et les inquiétudes pour la croissance mondiale, et du manque d'appétit pour le risque des marchés (financiers) au sens large", illustré par la déconfiture des Bourses, a expliqué Matt Smith, chez Clipper Data.

"C'est une histoire familière" qui semble se répéter de jour en jour, a-t-il souligné, et qui semble chaque fois trouver de nouveaux arguments.

En début de semaine c'était la levée des sanctions occidentales visant l'Iran qui a concrétisé la perspective d'un afflux de pétrole supplémentaire sur le marché.

L'Iran produit actuellement 2,8 millions de barils par jour et en exporte un peu plus d'un million, mais le pays a annoncé dès lundi qu'il comptait augmenter sa production de 500.000 barils par jour.

Mardi, l'AIE a estimé que, vu le retour de l'Iran, la production mondiale pourrait s'accroître d'environ 300.000 barils par jour (mbj) d'ici à fin mars, car la production iranienne supplémentaire contrebalancera largement la baisse de régime des producteurs non membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), comme les Etats-Unis qui devraient cette année pomper 600.000 barils de moins par jour.

Désormais, les investisseurs attendent la publication jeudi du nouveau rapport hebdomadaire sur l'état des stocks de brut aux Etats-Unis.

Selon Matt Smith, "on va voir encore une forte augmentation des stocks de brut", habituelle en cette saison lorsque débutent des opérations saisonnière de maintenance des raffineries.

Les chiffres du ministère américain de l'Energie feront également le point sur le niveau de la production américaine, suivie de très près car le développement du pétrole de schiste contribue aux excédents mondiaux.

David Hufton, analyste chez PVM, assurait que les prix du pétrole avaient manifestement atteint un niveau destructeur pour les producteurs américains de pétrole de schiste, seule une petite partie d'entre eux pouvant survivre à un baril de WTI durablement calé à 30 dollars ou moins.

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