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20/01/2016 06:53 EST | Actualisé 20/01/2017 00:12 EST

Le Nigeria ferme deux raffineries après des sabotages d'oléoducs

La compagnie pétrolière d'État nigériane a annoncé mercredi avoir fermé deux raffineries dans les villes de Port Harcourt (sud) et Kaduna (nord) en raison de sabotages d'oléoducs.

Les deux installations ont été fermées dimanche à cause de "brèches" dans la ligne Bonny-Okrika d'approvisionnement de Port Harcourt et dans celle Escravos-Warri de Kaduna, a précisé la compagnie pétrolière nationale nigériane (NNPC) dans un communiqué.

Le ministre de l'Energie, Babatunde Fashola, a chiffré mardi à environ 2,3 millions de dollars (2,1 millions d'euros) les pertes quotidiennes pour le pays résultant des attaques sur les infrastructures et de la production d'électricité perdue.

L'armée a de son côté accusé "des éléments criminels attachés à détruire les actifs stratégiques de la nation".

Les partisans de l'ancien chef de la lutte armée pour une meilleure redistribution des revenus pétroliers Government Ekpemupolo sont suspectés d'être derrière plusieurs attaques contre des oléoducs dans l'état du Delta ce week-end.

Bien qu'étant le premier producteur africain de pétrole, le Nigeria dépend d'importations de produits pétroliers par manque de capacité domestique de raffinage. Le gouvernement travaille à améliorer les capacités des raffineries publiques.

Les quatre installations de Port Harcourt, de la ville de Warri dans le Delta et de Kaduna ont une capacité totale de traitement de 445.000 barils de brut pas jour mais n'en réalisaient qu'une petite partie.

Selon le communiqué de la NNPC, la raffinerie de Port Harcourt traitait avant sa fermeture moins de 26.000 barils par jour tandis que celle de Kaduna un peu plus de 8.000 barils par jour. Warry continue à produire un peu moins de 9.000 barils par jour.

"Nous avons activé des mesures pour assurer la stabilité de la fourniture et la distribution de produits pétroliers dans tout le pays", a assuré la compagnie.

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