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20/01/2016 12:02 EST | Actualisé 20/01/2017 00:12 EST

Le Bloc québécois entend bien participer au débat sur l'aide à mourir

Les élus bloquistes se résignent à l'idée que le comité qui se penche à Ottawa sur l'aide à mourir va faire le travail sans eux. Mais ça ne veut pas dire pour autant qu'ils vont s'exclure du débat.

Luc Thériault, leader parlementaire du Bloc québécois, assure que les dix députés de sa formation saisiront chaque occasion aux Communes pour s'exprimer sur ce sujet.

Comme ils ne sont que 10, les députés bloquistes ont été exclus du comité formé pour étudier la question et livrer un rapport aux Communes le 26 février. Le Parlement a jusqu'en juin pour adopter une nouvelle loi encadrant l'aide médicale à mourir, la Cour suprême ayant invalidé les articles du Code criminel qui l'interdisent.

Le comité spécial formé de cinq sénateurs et de 11 députés a commencé ses travaux lundi.

Les députés bloquistes étaient à Ottawa mercredi pour leur première réunion de caucus de l'année.

En décembre, ils ont tenté, en vain, de faire valoir qu'étant des élus québécois, ils devraient avoir voix au chapitre, le Québec ayant déjà fait tout ce débat.

M. Thériault n'est pas rassuré par la présence au comité du député Gérard Deltell. M. Deltell, ancien caquiste, a participé au débat qui a duré six ans au Québec et a voté en faveur de la loi encadrant les soins de fin de vie. Selon M. Thériault, rien ne prouve que M. Deltell, maintenant conservateur, ne sera pas limité par une ligne de parti.