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20/01/2016 08:51 EST | Actualisé 20/01/2017 05:12 EST

La qualité de l'air s'améliore en Chine, dit Greenpeace

Hung_Chung_Chih via Getty Images
Asian child protects himself against air pollution by wearing mouth mask

Les concentrations moyennes de particules microscopiques dans l'air de 189 villes chinoises ont reculé de 10 pour cent en 2015, révèle un nouveau rapport de Greenpeace, ce qui témoigne d'une amélioration de la situation, même si des épisodes catastrophiques ont récemment entraîné la fermeture des écoles et chassé les voitures des routes.

Le niveau général de pollution était en déclin pour une deuxième année consécutive à Pékin, mais il a explosé en décembre quand la ville a été contrainte d'émettre la toute première alerte rouge au smog de son histoire.

Greenpeace a constaté que les concentrations de particules ultrafines PM2.5 — qui peuvent se loger loin dans les poumons et causer des problèmes de santé chroniques — ont fondu du quart depuis 2015 dans la région du nord de la Chine qui entoure Pékin. Des améliorations similaires ont été mesurées dans le delta des rivières des Perles et Yangzi Jiang, autour des villes de Guangzhou et Shanghaï.

Malgré tout, 80 pour cent des villes chinoises ne respectent toujours pas les normes nationales de qualité de l'air, poursuit l'organisation environnementale qui attribue cette situation à la combustion du charbon.

La Chine a construit la vaste majorité des nouvelles centrales énergétiques au charbon depuis dix ans. Le pays est le plus important producteur mondial de gaz à effet de serre.

Les leaders chinois ont promis de s'attaquer à la pollution atmosphérique et aux dommages causés à l'environnement par des décennies de croissance économique effrénée. Le gouvernement central a adopté plusieurs mesures depuis que le premier ministre Li Keqiang a lancé la «guerre» à la pollution, en 2014, et promis de favoriser les énergies renouvelables. Ces changements échappent parfois aux autorités locales à qui on impose des objectifs de production économique.

La Chine a annoncé en septembre qu'elle créera un dispositif de quotas d’émission cessibles, après s'être engagée à plafonner ses émissions avant 2030.

Les chercheurs de l'institut allemand Max Planck estiment que le smog est responsable de 1,4 million de morts prématurées chaque année en Chine. L'organisme sans but lucratif américain Berkeley Earth évoque plutôt 1,6 million de décès prématurés.