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20/01/2016 04:31 EST | Actualisé 20/01/2017 00:12 EST

Irak/Syrie: les principales contributions à la coalition contre le groupe Etat islamique

La Coalition contre l'Etat islamique (EI) dirigée par les Etats-Unis en Irak et en Syrie rassemble sur le papier une vingtaine de pays, mais seuls sept d'entre eux, réunis mercredi à Paris et presque tous occidentaux, fournissent une contribution militaire significative.

Au 18 janvier, la coalition avait mené 7.544 frappes en Irak et en Syrie, selon le Pentagone.

La coalition concentre désormais ses efforts sur les "infrastructures financières" et sources de revenus du groupe jihadiste. En deux mois, ces revenus ont été réduits de 30%, avec une chute de la production de pétrole locale de 45.000 à 34.000 barils/jour, affirme Washington.

Depuis son lancement en août 2004, la coalition a mené 65.492 sorties aériennes, dont plus de la moitié ont été assurées par l'aviation US.

La présence américaine au sol est également "significative", avec un contingent de forces spéciales chargé de la formation des forces kurdes et de l'armée irakienne, selon le Pentagone. Ces commandos peuvent mener, en Irak comme en Syrie, des raids au sol en zone EI, des libérations d'otages, des missions de renseignement et de capture de leaders de l'EI.

Après les meurtriers attentats de Paris à la mi-novembre, la France a considérablement augmenté ses bombardements aériens, ses missions de reconnaissance, avec notamment le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle dans le Golfe. Des commandos français forment des unités kurdes et irakiennes. Près de 3.000 soldats français au total contribuent à la coalition, et une quarantaine d'aéronefs.

La Grande-Bretagne est l'un des principaux partenaires de la coalition en Irak, avec des frappes aériennes et une quinzaine d'avions de combat, des missions de renseignement, et de la formation des forces locales. Le Parlement a donné son feu vert début décembre à des frappes en Syrie.

L'Australie mène des opérations aériennes avec six F-18 et compte près de 800 militaires déployés au Moyen-Orient, dont des forces spéciales qui participent aussi à la formation des forces de sécurité irakiennes.

Une centaine de soldats allemands, bientôt 150, participent à ces formations au Kurdistan irakien. Plus de 400 autres soldats allemands, déployés dans la région, contribuent à la mission en Syrie. Après un feu vert du Parlement début décembre, ce nombre passera à 1.200, avec le déploiement d'une frégate en soutien au Charles de Gaulle. La Bundeswehr a mené ses premiers vols de reconnaissance le 8 janvier et va déployer six avions Tornado au total.

L'Italie refuse de participer aux bombardements (qu'elle considère contre-productifs en l'absence d'une stratégie à long terme), mais participe à la formation de la police et de l'armée irakiennes. Elle devrait doubler sa contribution au printemps 2016, avec 1.500 hommes. Rome a également promis 500 militaires pour sécuriser le barrage de Mossoul.

Les Pays-Bas prennent part à la campagne aérienne, uniquement en Irak jusqu'à présent, avec quatre chasseurs F-16. Ils se sont engagés à se prononcer d'ici la fin janvier sur un élargissement de leur contribution.

Pour les six prochains mois, les Etats-Unis entendent "accélérer" leurs efforts pour chasser les jihadistes de toutes les zones frontalières avec la Turquie, nettoyer et stabiliser la vallée de l'Euphrate, couper les derniers axes de communication entre Raqa (est de la Syrie) et Mossoul (nord-ouest de l'Irak), deux villes phares de l'EI.

Washington souhaite par ailleurs augmenter le nombre de sunnites irakiens en lutte contre l'EI, en soutenant leur intégration dans l'armée, la police et les milices tribales. Il s'agit également de "stabiliser les zones nouvellement libérées", en facilitant le retour des populations déplacées et soutenant les communautés locales.

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