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20/01/2016 05:47 EST | Actualisé 20/01/2017 00:12 EST

Gavi, l'Alliance du vaccin, signe un accord avec Merck sur Ebola

L'Alliance du vaccin, dite Gavi, a annoncé mercredi avoir signé un accord avec Merck Sharp & Dohme Corp, une filiale du géant pharmaceutique américain Merck, pour sécuriser son approvisionnement en cas de résurgence du virus Ebola.

Gavi, un partenariat qui rassemble notamment l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la Banque Mondiale et des représentants de l'industrie pharmaceutique, va débourser 5 millions de dollars (4,5 millions d'euros) pour soutenir le développement d'un vaccin, a-t-il indiqué dans un communiqué.

Merck doit en principe soumettre aux autorités de santé ce vaccin appelé VSV-EBOV pour en obtenir l'homologation d'ici la fin de l'année 2017.

L'accord, dévoilé lors du Forum économique mondial, qui se tient cette semaine en Suisse à Davos, prévoit également que Merck fournisse dès mai 2016 300.000 doses, qui pourront être utilisées pour des essais cliniques ou en cas d'urgence pendant que son développement se poursuit.

S'il obtient le feu vert des autorités de santé, il s'agirait du premier vaccin au monde contre le virus d'Ebola.

L'épidémie qui s'était propagée en Afrique de l'Ouest, affectant en particulier en le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée, avait touché plus de 28.600 personnes et fait 11.300 morts.

Le 14 janvier, l'OMS avait officiellement annoncé la fin de l'épidémie mais dès le lendemain, un nouveau cas avait cependant été signalé en Sierra Leone.

"Le récent décès lié à Ebola en Sierra Leone et le fait que nous sachions que des réservoirs de la maladie existe toujours montre que nous devons tirer les leçons de l'impact dévastateur de cette crise et nous assurer que nous sommes mieux préparé", a déclaré Seth Berkley, le directeur général de l'Alliance du vaccin, cité dans le communiqué.

Présente à Davos, Joanne Liu, la présidente internationale de Médecins sans frontière, a salué cette annonce.

"MSF, les intervenants de santé et les trois pays affectés par l'épidémie Ebola ont bataillé pendant deux ans contre cette maladie mortelle sans aucun vaccin approuvé, efficace ou de traitement à disposition", a-t-elle rappelé.

Elle a jugé cet accord encourageant, notamment face au besoin de protéger les populations et les équipes de santé qui interviennent sur le terrain, tout en soulignant qu'elle aimerait plus de détails sur ses implications.

"MSF aimerait savoir si cet engagement sur un achat anticipé permettra d'utiliser le vaccin dans n'importe quel pays où un foyer de la maladie interviendra", a-t-elle demandé, tout en soulignant que l'accès rapide aux doses du vaccins serait critique pour éviter une propagation de la maladie.

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