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20/01/2016 11:10 EST | Actualisé 20/01/2017 00:12 EST

Equateur: selon Correa, Assange pourrait être interrogé "dans les prochains jours"

Le président équatorien, Rafael Correa, a déclaré mercredi que Julian Assange pourrait être interrogé "dans les prochains jours" par la justice suédoise à l'ambassade de Quito à Londres, où le fondateur de WikiLeaks vit reclus depuis la mi-2012.

"La Suède a enfin fait ce qu'elle aurait pu faire il y a trois ans. Nous espérons que dans les prochains jours M. Julian Assange sera interrogé par les autorités équatoriennes en fonction des questions et des demandes de la justice suédoise", a déclaré le chef de l'Etat lors d'une conférence de presse.

Rafael Correa n'a pas donné de date exacte pour cet interrogatoire. Il a aussi rappelé que le gouvernement équatorien avait proposé à la justice suédoise que celui-ci se déroule au sein de l'ambassade d'Equateur à Londres.

"Cela a toujours a été possible. Pourquoi ne l'ont-ils pas fait il y a trois ans ? C'est un déni de justice envers M. Assange", a-t-il ajouté.

La Suède et l'Équateur ont signé en décembre un accord d'entraide judiciaire pour faire avancer les enquêtes qui ont des ramifications dans les deux pays, mais surtout permettre l'interrogatoire de l'Australien.

Après avoir longtemps exclu un interrogatoire à Londres, les magistrats suédois avaient accepté au printemps 2015 de se déplacer. Mais ils s'étaient heurtés au refus de Quito d'ouvrir les portes de l'ambassade, faute alors d'accord bilatéral.

Julian Assange, 44 ans, est accusé par une Suédoise d'un viol commis dans la région de Stockholm en août 2010.

Visé par un mandat d'arrêt européen, il refuse de se rendre en Suède de crainte d'être extradé vers les États-Unis, où il pourrait se voir reprocher la publication par WikiLeaks en 2010 de 500.000 documents classés secret défense sur l'Irak et l'Afghanistan et 250.000 communications diplomatiques.

Jusqu'à la mi-août, le fondateur de WikiLeaks risquait des poursuites pour agression sexuelle, accusation tombée sous le coup de la prescription cinq ans après les faits. Dans l'affaire de viol, la prescription interviendra en 2020 si aucune poursuite n'est lancée entre-temps.

jm/fpp/tup/cls