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20/01/2016 06:55 EST | Actualisé 20/01/2017 00:12 EST

Canada: la banque centrale garde inchangé son taux directeur

La banque centrale du Canada a maintenu mercredi son taux directeur à 0,50%, afin de favoriser l'activité économique avec une croissance plus soutenue seulement au printemps après le "revers pour l'économie" créé par la baisse des cours des matières premières.

Ce statu quo de la politique monétaire canadienne était attendu par la majorité des économistes même si quelques-uns, comme ceux de la banque CIBC, s'attendaient à un assouplissement d'un quart de point du loyer de l'argent au jour le jour.

L'institut d'émission, dans son communiqué, avertit que la croissance "a vraisemblablement stagné au quatrième trimestre de 2015", après avoir été en récession au premier semestre.

La banque compte toutefois sur "l'incidence positive" du plan de relance annoncé par le Premier ministre Justin Trudeau pour relancer l'économie, prévoyant un taux de croissance du PIB national de 1,5% en 2016 et 2,5% l'an prochain.

Dans ses dernières prévisions, publiées mardi, le FMI table plutôt sur 1,7% cette année et 2,1% en 2017.

Le nouveau chef de gouvernement canadien a promis d'investir 20 milliards de dollars dans les infrastructures sur cinq ans, et son premier budget est attendu pour le début du printemps.

Economie étroitement liée à l'exploitation des ressources naturelles, le Canada a été en récession sur les six premiers mois l'an dernier, conséquence de la chute des prix du brut dont le pays est le cinquième producteur au monde.

La légère reprise économique au troisième trimestre a donc, selon la banque, été une éclaircie passagère, car "les prix du pétrole et d'autres produits de base ont poursuivi leur baisse, et cette évolution représente un revers pour l'économie canadienne".

La forte dépréciation de la devise face à toutes les monnaies des partenaires commerciaux du Canada n'a pas alimenté la croissance économique par les exportations. Cette chute présente en outre le risque de renchérir les biens de consommation et de freiner la demande des ménages.

"La Banque s'attend maintenant à ce que le retour de l'économie à un rythme de croissance supérieur à celui de la production potentielle soit retardé jusqu'au deuxième trimestre de 2016".

La banque mentionne toutefois qu'"étant donné la nature complexe de l'ajustement structurel en cours, les perspectives concernant la demande et la production potentielle sont entachées d'une forte incertitude".

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