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20/01/2016 13:22 EST | Actualisé 20/01/2017 00:12 EST

Argentine : les fonds "vautours" demandent à l'Argentine de repousser à février sa proposition

Les fonds "vautours" américains, qui viennent de reprendre les discussions avec l'Argentine pour trouver un accord sur la restructuration de sa dette, ont demandé mercredi à Buenos Aires de repousser au mois de février sa proposition financière, a annoncé le ministère des Finances.

Dans leur requête, les fonds NML Capital et Aurelius Capital font état de "problèmes logistiques", sans plus de précisions, pour recevoir la proposition que le gouvernement du nouveau président argentin Mauricio Macri comptait leur présenter lundi prochain, selon le communiqué.

L'Argentine n'a pas dit si elle acceptait ce report, après la reprise des discussions à New York la semaine dernière qui a relancé les espoirs de compromis.

Le précédent gouvernement argentin, celui de la présidente Cristina Kirchner, se refusait à tout accord avec ces fonds. Un tribunal américain les avait autorisés à demander le remboursement intégral de leurs titres de dette même si d'autres investisseurs avaient accepté une réduction de la valeur de leurs créances après le défaut de paiement argentin en 2001.

Un médiateur a été nommé par ce tribunal pour essayer de rapprocher les positions du gouvernement de celles des fonds. Celui-ci, Dan Pollack, avait déclaré en décembre que le nouveau gouvernement argentin était prêt à engager "rapidement" des négociations.

A l'issue d'une réunion de cinq heures à New York, le secrétaire aux Finances Luis Caputo s'est engagé mercredi à ce que l'Argentine fasse une proposition financière à M. Pollack et aux fonds "pour la semaine du lundi 25 janvier".

NML et Aurelius avaient acheté à bas prix des titres de dette argentins après la décision de l'Argentine de faire défaut sur sa dette et refusent depuis de se joindre aux autres créanciers, qui détiennent quelque 93% du total de ces titres et qui ont accepté les modalités de la restructuration de la dette. Les deux fonds auraient au total environ 1,7 milliard de dollars de titres de dette argentins.

En 2012, un juge de New York, Thomas Griesa, avait ordonné à Buenos Aires de payer 1,6 milliard de dollars aux deux fonds et bloqué tout paiement aux autres créanciers en attendant ce versement.

Il avait ensuite décidé en octobre dernier que 49 autres fonds et personnes devaient également être payés en totalité, ajoutant ainsi six milliards de dollars.

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