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18/01/2016 10:31 EST | Actualisé 18/01/2017 00:12 EST

Réfugiés bloqués: l'ONU dit "comprendre" les soucis de sécurité de la Jordanie

Le nouveau chef du Haut Commissariat aux réfugiés de l'ONU (HCR), a exprimé lundi sa "pleine compréhension" quant aux soucis de sécurité de la Jordanie, ayant poussé ce pays à restreindre considérablement l'accueil des réfugiés syriens.

"Nous avons une pleine compréhension (...) des soucis de sécurité de la Jordanie", a déclaré Filippo Grandi qui visitait le camp de réfugiés de Zaatari, à 80 km au nord-est de la capitale jordanienne Amman.

La Jordanie exprime régulièrement des craintes de voir des jihadistes infiltrer les flux de réfugiés pour justifier les restrictions à l'accueil aux réfugiés syriens massés à ses frontières, dont elle estime le nombre à 16.000.

M. Grandi a indiqué toutefois que ce nombre serait passé à 17.000.

Le royaume autorise seulement à quelques dizaines de Syriens à traverser quotidiennement et impose un contrôle strict des identités.

Le gouvernement jordanien a indiqué dimanche que des jihadistes de l'organisation Etat islamique seraient parmi les réfugiés massés à ses frontières, dont le nombre a été estimé il y a une semaine à 16.000 par Amman.

"La question de la sécurité est une réalité avec laquelle nous devons compter", a indiqué le haut commissaire du HCR.

"Ce que nous disons aux Jordaniens c'est qu'une fois (les réfugiés) sont contrôlés et qu'on est certain qu'il n'y a pas d'éléments dangereux parmi eux, alors ils devraient être progressivement mais aussi rapidement que possible admis sur le territoire jordanien", a-t-il dit, ajoutant avoir reçu une "réponse encourageante" des autorités jordaniennes.

Le diplomate italien a rappelé qu'une conférence destinée à trouver des pays d'accueil pour les réfugiés syriens aura lieu en mars à Genève.

Une autre conférence destinée à recueillir des fonds aura lieu le 4 février à Londres.

Lors de cette visite en Jordanie, la première dans la région depuis sa nomination à la tête du HCR début janvier, M. Grandi a discuté de la crise des réfugiés avec des responsables jordaniens et a été reçu par le roi Abdallah II.

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