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18/01/2016 06:55 EST | Actualisé 18/01/2017 00:12 EST

Le Québec n'est pas à l'abri de la barbarie, dit Philippe Couillard

QUÉBEC — Les attentats djihadistes de Ouagadougou et Jakarta, où sept Québécois ont récemment perdu la vie, montrent que le Québec n'est pas à l'abri de la barbarie, a déclaré lundi le premier ministre Philippe Couillard.

Dans une déclaration, M. Couillard a affirmé que l'attaque de vendredi dans la capitale du Burkina Faso avait ciblé les valeurs de démocratie et de solidarité de la société québécoise.

Le premier ministre a estimé que ces attentats montrent la nécessité de combattre le terrorisme aux côtés des pays alliés contre les groupes djihadistes.

Lundi, M. Couillard est intervenu publiquement à la suite du décès d'un résidant de Laval dans la capitale de l'Indonésie, et de six résidants de la région de Québec au Burkina Faso, où ils étaient allés faire de la coopération internationale.

À l'Assemblée nationale, le drapeau québécois était en berne, lundi, alors que le réseau scolaire de la capitale était ébranlé par le décès de deux enseignants et de deux cadres retraités qui sont morts à Ouagadougou, vendredi.

M. Couillard a affirmé que la douleur des familles éprouvées était partagée par l'ensemble du Québec.

«Vous les aimiez, je comprends votre douleur, je la ressens et aujourd'hui cette douleur est celle de tout le Québec», a-t-il dit dans une conférence de presse où il n'était pas prévu qu'il réponde aux questions des journalistes.

Selon le premier ministre, ces décès démontrent que le Québec peut être frappé par la réalité du terrorisme djihadiste.

«Nous réalisons tous que cette violence barbare qui semblait si loin de nous autrefois peut également toucher le Québec, que le fait de vivre dans une société démocratique ouverte, plus solidaire, ne nous isole pas, ne nous protège pas du terrorisme», a-t-il dit.