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18/01/2016 06:11 EST | Actualisé 18/01/2017 00:12 EST

La Pologne veut une présence "aussi permanente que possible" de l'Otan à l'Est

Le président polonais Andrzej Duda a espéré lundi que les dirigeants de l'Otan "organiseraient" une présence "aussi permanente que possible" des troupes alliées dans l'est de l'Europe, lors de leur prochain sommet à Varsovie en juillet.

Inquiets des agissements de la Russie en Ukraine, la Pologne et les pays baltes souhaitent de longue date une présence permanente de troupes de l'Otan sur leur territoire, mais l'Alliance s'est limitée jusqu'à présent à montrer son engagement par des rotations continues de ses soldats.

En signant en 1997 l'Acte fondateur Otan-Russie, l'Alliance a promis de remplir "sa mission de défense collective et ses autres missions en veillant à assurer l'interopérabilité, l'intégration et la capacité de renforcement nécessaires plutôt qu'en recourant à un stationnement permanent supplémentaire d'importantes forces de combat".

Mais "l'Otan doit s'adapter aux nouvelles circonstances, se renforcer en Europe à la fois en termes d'infrastructures et de troupes", a plaidé M. Duda à l'issue d'une visite au secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, à Bruxelles.

Varsovie accueille les 7 et 8 juillet un sommet de chefs d'Etat et de gouvernement alliés, organisé tous les deux ans.

"Voilà de quoi nous allons parler (...) de la façon dont cette présence devrait être organisée, structurée. J'insiste sur une chose, c'est de la rendre la plus permanente possible", a dit M. Duda.

"Il est important que des troupes de l'Otan soient déployées et visibles en Europe de l'Est, donnant par leur présence une forme de garantie" aux Etats qui partagent une frontière avec la Russie, a-t-il ajouté.

"L'un des principaux objectifs du prochain sommet de l'Otan sera de renforcer la sécurité de l'Alliance, à la fois en Europe centrale et sur le flanc sud du continent", a-t-il également déclaré.

Il a insisté sur l'importance des capacités dissuasives de l'Alliance et appelé à prendre des "décisions concrètes et précises" pour les renforcer.

"Nous ne devrions pas négliger le dialogue avec la Russie, mais cela implique aussi, au vu des circonstances actuelles, de respecter le droit international", a-t-il lancé.

M. Duda, comme le nouveau gouvernement polonais sorti des urnes en octobre, est issu du parti conservateur Droit et Justice (PiS), très critique envers la Russie.

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