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18/01/2016 05:34 EST | Actualisé 18/01/2017 00:12 EST

L'Azerbaïdjan, fragilisé par la chute du pétrole, annonce des privatisations massives

Le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev a lancé lundi un programme massif de privatisations, l'effondrement des prix du pétrole fragilisant ce pays du Caucase riche en hydrocarbures et donnant lieu à des manifestations inhabituelles de mécontentement.

Ilham Aliyev a "demandé au Conseil des ministres de préparer un plan de privatisations à grande échelle", a fait savoir le bureau présidentiel dans un communiqué.

"Des mesures doivent être prises pour revitaliser l'économie et améliorer le climat des affaires", explique la présidence, citant les propos de M. Aliyev prononcés lors du Conseil des ministres.

Les exportations d'hydrocarbures génèrent les trois quarts des revenus de l'Azerbaïdjan. La chute récente des cours du pétrole, brièvement sous 28 dollars mardi, a plombé la monnaie locale, le manat, et entraîné des hausses de prix.

La semaine dernière, cette ancienne république soviétique a été secouée par des manifestations antigouvernementales inhabituelles, donnant lieu à une cinquantaine d'arrestations.

Les prix à la consommation en Azerbaïdjan ont augmenté de 4,4% en décembre, avec un taux d'inflation annuel s'élevant à 7,6%. Le manat a quant à lui perdu plus de 32% de sa valeur en décembre.

La banque centrale a indiqué le mois dernier que l'économie azerbaïdjanaise était pénalisée par "la chute des prix du pétrole et la dévaluation continue des monnaies des pays partenaires".

Outre la baisse directe de leurs revenus pétroliers, les ex-républiques soviétiques riches en hydrocarbures pâtissent également de la récession en Russie, elle aussi dépendante du pétrole et du gaz, avec qui elles maintiennent d'étroits liens commerciaux.

Le Fonds monétaire international prévoit une croissance de 2,5% pour l'Azerbaïdjan en 2016, contre 4% en 2015.

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