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18/01/2016 05:09 EST | Actualisé 18/01/2017 00:12 EST

France: coup de filet trois mois après des violences commises par des gens du voyage

Quinze personnes ont été interpellées lundi dans le sud-est de la France dans le cadre d'une enquête sur des violences commises en octobre par des gens du voyage, a-t-on appris de source judiciaire.

Des membres de cette communauté, qui protestaient contre le refus de la justice de laisser un détenu assister à des funérailles, s'étaient alors livrés à des violences spectaculaires dans la petite commune de Moirans, dans les Alpes françaises.

L'affaire avait fait grand bruit et alimenté les accusations de laxisme contre l'exécutif après une série d'incidents du même ordre.

Quinze personnes, les principaux suspects, ont été arrêtées lundi à l'aube, à Moirans et dans deux communes limitrophes, selon le procureur de Grenoble (sud-est) Jean-Yves Coquillat. Tous ne sont pas membres de la communauté des gens du voyage.

"Les perquisitions ont permis de saisir certains objets intéressant l'enquête", a-t-il poursuivi.

L'opération a démarré vers 06H00 (05H00 GMT) dans un camp de gens du voyage situé en contrebas de la gare de Moirans et dans une cité de cette commune de 8.000 habitants, située à une vingtaine de kilomètres de la ville de Grenoble.

Selon le magistrat, plusieurs émeutiers avaient pu être "photographiés ou vus avant qu'ils ne soient cagoulés", ce qui a d'autant plus facilité l'enquête que "certains étaient déjà fichés". Les gendarmes ont exploité également des éléments d'ADN, parmi d'autres moyens d'investigation.

Les violences n'avaient fait aucun blessé mais une trentaine de voitures avaient été incendiées, certaines jetées sur les voies ferrées, interrompant ainsi la circulation de plus de 120 trains pendant une douzaine d'heures, tandis que la gare et un restaurant avaient été mis à sac.

Les émeutiers réclamaient qu'un détenu de 24 ans, membre de leur communauté, puisse assister aux obsèques de son frère de 17 ans, tué dans un accident de la route le week-end précédant les faits, à bord d'une voiture volée après avoir commis un cambriolage.

La mère du détenu en question fait partie des personnes interpellées lundi.

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