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18/01/2016 10:09 EST | Actualisé 18/01/2017 00:12 EST

Emissions diesel: Renault promet de présenter un "plan technique"

Le constructeur automobile Renault a promis lundi de présenter dans les prochaines semaines un "plan technique" pour réduire la différence entre les émissions de ses voitures en conditions réelles et celles des normes d'homologation, après la mise en évidence de forts écarts.

"Nous travaillons sur un plan technique qui doit nous permettre de réduire les émissions" par rapport aux niveaux constatés, a déclaré le directeur commercial du groupe Renault, Thierry Koskas, en assurant que ce plan serait "présenté dans les semaines qui viennent".

Un dépassement de normes pour le CO2 et les oxydes d'azote a été relevé chez Renault et plusieurs marques étrangères, par les premiers résultats d'une commission technique indépendante, mise en place par le gouvernement après le scandale Volkswagen pour vérifier que les constructeurs n'ont pas équipé leurs véhicules de logiciels équivalents.

M. Koskas, qui n'a pas donné de détails sur la nature du "plan technique" en cours d'élaboration, est resté sur la ligne défendue par son entreprise depuis que ce nouveau développement s'est produit, la semaine dernière: "Renault n'a pas triché", a-t-il insisté.

Le directeur, qui s'exprimait en marge de la présentation des résultats commerciaux annuels de Renault, a aussi rappelé que "dans les conditions des tests d'homologation, nous respectons les normes d'émission" et que de fait, les voitures du constructeur étaient homologuées.

Dans l'après-midi, des représentants du groupe automobile français, dont son numéro deux, le directeur délégué à la compétitivité Thierry Bolloré, se sont expliqués au ministère de l'Ecologie où était réunie une commission technique, a indiqué à la presse l'un des participants.

Selon ce dernier, le délégué général de l'association 40 millions d'automobilistes Pierre Chasseray, "tout le monde a écouté les explications de Renault, tout le monde a écouté les quelques mots du ministre" Ségolène Royal.

Mme Royal a "confirmé qu'il n'y avait eu aucune fraude de la part de Renault", a ajouté M. Chasseray, ce qui correspond à la position défendue par le groupe automobile.

La commission avait été mise en place par le gouvernement après le scandale Volkswagen. Or, des tests menés sur des véhicules ont relevé, notamment pour des Renault, un dépassement de normes pour le CO2 et les oxydes d'azote (NOx).

Les tests menés pour la commission par le laboratoire Utac-Ceram visent à mettre au jour la présence de logiciels fraudeurs tels que ceux utilisés par Volkswagen, capables de détecter une situation de tests et de s'adapter. Les premiers résultats n'en ont toutefois pas relevé, hormis chez le groupe allemand.

Pour dépolluer ses moteurs diesel, Renault a actuellement recours à la technologie du "piège à NOx", plus simple et moins coûteuse, mais aussi moins efficace, en conditions réelles, que celle de la réduction catalytique sélective (connue sous son acronyme anglais SCR).

Renault avait annoncé en décembre un plan d'investissements de 50 millions d'euros pour réduire l'écart entre ces valeurs.

Cette annonce intervenait dans la foulée du scandale Volkswagen, une tricherie aux émissions des diesel pour franchir les normes d'homologation américaines. En Europe, cette affaire a aussi contribué à mettre en lumière les disparités entre les normes d'homologation actuelles et les émissions en conditions réelles d'utilisation.

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