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18/01/2016 11:10 EST | Actualisé 18/01/2017 00:12 EST

« Effacer tous les records est tentant » - Sebastian Coe

Sebastian Coe admet qu'il serait peut-être plus simple d'effacer tous les records, mais que cela porterait préjudice aux athlètes propres.  

Dans un entretien à l'agence AFP, le président de la fédération internationale d'athlétisme (IAAF) a donné son point de vue sur les marques mondiales des 40 dernières années. 

« Je sais que certains records sur les tablettes sont de vrais barrières, notamment chez les femmes, dans certaines disciplines. Ils datent d'il y a 30 ou 40 ans et n'ont probablement pas été établis de façon légitime », a reconnu le dirigeant britannique, double champion olympique du 1500 m (1980 et 1984).

Il réagissait à une suggestion du patron de la fédération anglaise d'annuler tous les records du monde pour éviter la suspicion générale.

« Il faut être très prudent, même si je comprends la frustration de certains, a insisté Sebastian Coe. Le débat est légitime. Mais je comprends aussi la nervosité de ces athlètes propres qui détiennent des records qu'ils ont battus de façon normale. »

« Cette mesure, drastique, impliquerait implicitement qu'ils ne l'ont pas fait en restant propres », a précisé M. Coe.

L'Éthiopienne Genzebe Dibaba et la Polonaise Anita Wlodarczyk ont établi des records du monde en 2015, respectivement sur 1500 m et au marteau.

Mais ces records sont devenus rares désormais, la plupart des records chez les femmes remontant encore aux années 1980 ou 1990 et restant hors d'atteinte des athlètes actuels.

Le rapport de la commission d'enquête indépendante de l'Agence mondiale antidopage (AMA), dirigée par Richard Pound, a parlé, jeudi 14 janvier, d'une corruption « faisant partie intégrante » des façons de faire de la Fédération internationale, qui a fermé les yeux trop longtemps sur le dopage.