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18/01/2016 01:05 EST | Actualisé 18/01/2017 00:12 EST

Corruption: le russe Vimpelcom prêt à payer 600 M USD pour solder des poursuites aux USA (presse)

Le groupe russe de télécoms Vimpelcom négocie un accord à l'amiable avec la justice américaine en vertu duquel il pourrait payer 600 millions de dollars pour solder des poursuites pour corruption en Ouzbékistan, affirme lundi le journal russe Vedomosti.

Vimpelcom, société de droit néerlandais détenue en majorité par le milliardaire russe Mikhaïl Fridman et cotée à New York, est visé par des enquêtes aux Pays-Bas et aux Etats-Unis concernant d'éventuels pots-de-vin versés à une société proche de la fille du président ouzbek, Goulnara Karimova, pour obtenir des licences de téléphonie dans le pays.

Selon Vedomosti, qui cite deux sources proches du groupe, Vimpelcom négocie avec les autorités américaines pour trouver un accord à l'amiable, comme souvent pour de telles affaires. "L'opérateur est prêt à reconnaître sa culpabilité et payer environ 600 millions de dollars", indique le quotidien économique.

"Dans la mesure où il s'agit d'une affaire en cours, nous n'avons rien à ajouter à notre communiqué de presse du 3 novembre", a indiqué à l'AFP une porte-parole de Vimpelcom.

Le groupe, dirigé depuis mars par l'ancien patron du groupe français SFR Jean-Yves Charlier, avait alors annoncé provisionner 900 millions de dollars dans ses comptes en prévision d'une possible amende concernant cette affaire.

Vimpelcom sert plus de 200 millions de clients dans une dizaine de pays, principalement dans les ex-républiques soviétiques et dans des économies émergentes.

L'affaire éclabousse l'opérateur télécom norvégien Telenor, qui détient 33% de son capital. Elle a provoqué la démission fin octobre du président du conseil d'administration de ce dernier, Svein Aaser, poussé vers la sortie par le gouvernement norvégien.

En novembre, la police norvégienne a arrêté l'ex-directeur général de Vimpelcom, Jo Lunder, soupçonné de corruption aggravée.

Telenor a annoncé depuis se passer des services de son ex-directeur général Jon Fredrik Baksaas, qui continuait d'occuper un poste de conseiller et qui avait siégé au conseil d'administration de Vimpelcom.

gmo/kat/alc

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