DIVERTISSEMENT
15/01/2016 11:27 EST

Igloofest 2016: Ouverture au son d'un Bonobo assez contemplatif (VIDÉO/PHOTOS)

C’était soir d’ouverture pour le 10e Igloofest, jeudi. Bien qu’un tantinet frisquet, le temps était idéal avec toute cette belle neige blanche qui couvrait le sol des quais du Vieux-Port de Montréal, où se déroule l’événement. Les gros noms à l’affiche? Le Montréalais Lunice suivi du Britannique Simon Green, alias Bonobo.

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Bonobo

Signé par la très respectée étiquette Ninja Tune, le compositeur, producteur et DJ, spécialisé en musique house, est monté sur scène vers 22 h, comme prévu. Coiffé d’une tuque à pompon, il a dégainé sans grande cérémonie. De toute manière, il est plutôt rare que les DJ esbroufent à Igloofest au début d’un set. Quoique…

Aucun doute, l’homme de 39 ans a du talent. Sans être la plus grande vedette du milieu des DJs, on respecte énormément son travail un peu partout sur la planète. La réception de son dernier album, The North Borders (2013) a reçu un accueil assez positif, tout comme le disque qui le précédait, Black Sands (2010).

Sur la grande place du site d’Igloofest, nouvellement aménagée par les organisateurs pour offrir plus de confort et une meilleure circulation des festivaliers, quelques milliers de personnes. En fait, plus les minutes passaient, plus l’endroit se remplissait, pour finalement devenir bondé une demie heure après le début du DJ set.

L’important était de trouver une sorte de refuge parmi la foule, question de pouvoir danser ou simplement observer le travail de Bonobo, les lasers, les éclairages et les animations visuelles sur le mur du fond (dans lequel était lové l’artiste). D’ailleurs, les gens ont patienté plusieurs minutes avant d’être en mesure de vraiment bouger sur la proposition de Bonobo. Celui-ci a mis pas mal de temps à envoyer des rythmes soutenus. C’est peut-être d’ailleurs l’un des plus importants reproches entendus lors de la soirée à son endroit: il « abandonnait » trop souvent les spectateurs après avoir entamé un élan. « plateau-progression-plateau-progression-plateau, il est finalement pas mal Bonobo, mais j’aimerais que ça explose un moment donné », a commenté un festivalier. Ce fut en effet le cas pendant ces rythmes aux couleurs hispaniques et aussi durant le long passage aux sonorités festives africaines: plateau-progression-plateau.

Évidemment, certains passages ont permis aux gens de bouger, mais jamais de s’éclater. En fait, la musique s’est avérée assez contemplative. Pour certains, c’était parfait. A-t-il envoyé la fameuse pièce Eyesdown de son album Black Sands? Ou bien Emkay et Cirrus, deux bons morceaux de son dernier disque? Nous pensons que oui. Mais rien n’est certain. Les DJs ont le malin plaisir de mélanger les cartes.

Chose certaine, Bonobo a créé quelques magnifiques moments durant sa performance qui aura duré 120 minutes, environ. Quelques passages énergiques certes, mais nous avons surtout retenu ceux qui nous berçaient, comme de petits bateaux à la dérive sur une mer glacée. Oui, le courant a passé entre les spectateurs et Bonobo. Mais ceux qui voulaient vraiment lâcher leur fou, il faudra revenir pour des prestations plus vigoureuses. Et à ce niveau, ce n’est pas le choix qui manque à Igloofest.

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Lunice

La carrière du brillant producteur et DJ montréalais Lunice est en train d’exploser. Il a notamment collaboré sur le dernier album de Kanye West (la musique du morceau Blood on the Leaves) et il se taille une place enviable au niveau international. C’est d’ailleurs lui qui était sur la scène principale Sapporo avant Bonobo. Dès 20h30, il a envoyé sa musique assez dansante, qui allie le rap, le trap (courant musical assez récent) et la house. En général, du bon boulot.

Belle surprise de l’autre côté du site, sur la scène Vidéotron Mobile, à compter de 22h30. L’Américain Heron Preston (techno/house) a semblé plaire pas mal aux quelques centaines de gens éparpillées devant lui. Par contre, la fin du set a dérivé quelque peu quand cinq ou six personnes se sont agglutinées devant ses machines (des amis?). Après des passages à la Kanye West (il était certainement plus de 23h) très réussis, on est tombé une demie heure plus tard dans du Justin Bieber et même des vieux morceaux pop comme Don’t You Want Me du groupe anglais The Human League. Hé. Ce n’était pas déplaisant, mais tout d’un coup, on se croyait davantage dans une discothèque populaire que devant un DJ techno à Igloofest…

Igloofest se poursuivra pour les quatre longs week-ends consécutifs, jusqu’au 6 février. Pour la programmation complète, c'est ici.

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