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14/01/2016 12:35 EST | Actualisé 14/01/2016 12:36 EST

Renault épinglé pour « dépassement des normes » sur le diesel, mais « pas de logiciel de fraude »

Le constructeur automobile Renault et plusieurs de ses concurrents étrangers ont été épinglés en France jeudi pour « dépassement des normes » d'émissions de CO2 et d'oxydes d'azote (NOx) sur des moteurs diesel.

Des tests menés sur une centaine de véhicules dans la foulée du scandale des moteurs truqués du géant allemand Volkswagen ont en revanche confirmé qu'il n'y avait « pas de logiciel de fraude sur la marque Renault », selon la ministre de l'Écologie, Ségolène Royal.

« Je fais confiance à Renault qui est un grand industriel français », a assuré la ministre lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion de la commission technique d'enquête qui a passé en revue les tests conduits par un laboratoire indépendant.

Elle a refusé de citer les marques étrangères également concernées par des émissions excessives de CO2 et de NOx.

En chute libre depuis la fin de matinée à la Bourse de Paris, l'action Renault a clôturé la séance sur une dégringolade de plus de 10 % à 77,75 euros. À la mi-journée, le titre avait perdu jusqu'à plus de 20 %.

Le cas de Renault n'est « en aucun cas une situation comparable » à celle de Volkswagen, le constructeur allemand embourbé depuis septembre dans un scandale planétaire de moteurs truqués, a estimé le ministre français de l'Économie Emmanuel Macron.

En déplacement à Berlin, ce dernier a lui aussi assuré qu'il maintenait « sa confiance à Renault », dont l'État français est actionnaire à 19,7 %.

Il a précisé que ses services avaient procédé « à plusieurs contrôles et perquisitions depuis le mois de septembre dernier afin de vérifier la fiabilité et la qualité des informations transmises au consommateur » et que « Renault a été l'un des constructeurs contrôlés ».

La dégringolade boursière de Renault jeudi, qui a déstabilisé le secteur automobile sur les places européennes, a été déclenchée par la révélation de perquisitions menées la semaine dernière au sein du groupe par les services français de la répression des fraudes.

Toutefois, selon Ségolène Royal, ces « perquisitions n'ont rien à voir » avec les tests consécutifs au scandale Volkwagen.

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