BIEN-ÊTRE
14/01/2016 08:54 EST | Actualisé 28/03/2018 06:32 EDT

«Le Guide du travailleur autonome»: petit livre pratique pour le travailleur autonome et son comptable

gpointstudio via Getty Images

Alors que la période des déclarations de revenus approche à grands pas, nombreux sont les travailleurs autonomes démunis, perplexes et ensevelis sous les factures et les interrogations. Parce qu'elle a trop rencontré de travailleurs autonomes mal informés et légèrement dépassés, Claudine Poitras, présidente et fiscaliste chez Fisccom, a créé «Le Guide du travailleur autonome». Un livre pratique et complet rédigé dans un langage accessible; une bonne base à lire puis à se glisser sous le bras en chemin vers le bureau de son comptable.

Être informé et ne plus être seul

«Il y a deux ans, j'ai ouvert un bureau spécialisé pour les travailleurs autonomes. On a beaucoup de demandes et il y a beaucoup de questions. Les travailleurs autonomes sont laissés à eux-mêmes presqu'à 100% et je trouvais cela dommage», explique la comptable ayant cumulé plus de 30 ans de métier en services comptables et fiscalité.

«Mon but était d'aider ces gens et de les informer; j'ai eu l'idée d'écrire un livre de façon à aider un plus grand nombre de travailleurs autonomes à la fois. Pour moi, la plus grande erreur du travailleur autonome est de ne pas s'informer, de ne pas poser de questions. Ils se doivent de savoir ce que sont leurs obligations (comment devenir travailleur autonome, les obligations fiscales, auprès du gouvernement, l'enregistrement des entreprises, le fonctionnement des vérifications...), mais aussi quels sont leurs droits.»

Un travail d'un an «possible grâce à 30 années d'expérience», prenant la forme d'un livre disponible en format numérique (PDF) ou papier.

«Je tenais à ce que le livre soit le plus compréhensible possible. Il est très vulgarisé. Je l'ai fait lire à plusieurs personnes qui ne connaissent rien dans la fiscalité et dans la vie du travailleur autonome et leurs commentaires et critiques m'ont beaucoup aidée.»

«Lorsqu'on est salarié, on ne s'occupe de rien, c'est l'employeur qui s'occupe de tout. Quand on est travailleur autonome, il faut payer la même chose, mais le gouvernement ne nous le demande pas chaque mois, il ne le demande qu'à la fin de l'année. Ça fait beaucoup», ajoute-t-elle.

Au sommaire de ce livre pratique? Une petite histoire de l'impôt, la définition d'un travailleur autonome, le statut juridique, les revenus, le coût des marchandises vendues, les dépenses en général, les frais de repas et de représentation, les dépenses automobiles, un chapitre de survie aux vérifications, les acomptes provisionnels, la tenue de livre du travailleur autonome, l'incorporation, les taxes, l'importance de la planification et plus encore.

Les erreurs les plus courantes

Partant des incompréhensions et des erreurs les plus fréquentes commises par les travailleurs autonomes lorsque vient le temps de faire leurs impôts, la comptable est devenue écrivaine. Par exemple, l'obligation pour le travailleur autonome de donner de l'argent au gouvernement alors qu'il n'a gagné qu'un modeste montant au cours de l'année.

«C'est là la plus grosse surprise du travailleur autonome et je trouve cela triste que les gens ne soient pas au courant. Je voulais entre autres leur expliquer ce que sont ces charges sociales obligatoires.»

Les plus grandes erreurs commises – souvent à son insu - par le travailleur autonome? Les dépenses pour lesquelles des déductions sont permises.

«Il y a deux catégories de gens: ceux qui vont déclarer n'importe quoi (par exemple, les vêtements qui, sauf quelques minimes exceptions, ne sont pas déductibles) et ceux qui ne savent pas et n'osent pas (par exemple pour tout ce que touche la voiture, les déplacements - même en vacances -, les paiements mensuels de celle-ci, si elle est louée, les intérêts, si c'est un emprunt ou encore une partie du montant de la voiture si elle a été achetée....) Toutes les dépenses peuvent être déductibles quand elles sont raisonnables.»

«Il y a plusieurs dépenses que le travailleur autonome oublie et plusieurs que certains professionnels qui font les déclarations de revenus n'osent pas dire à leurs clients, car ils ne sont pas certains. Le travailleur autonome manque souvent des occasions de déduction et je trouve cela dommage. J'ai eu envie d'offrir à tous les types de travailleurs autonomes un outil pour qu'ils puissent s'informer.»

Dans la liste des grands irraisonnable se retrouvent les restaurants et les vêtements. Dans celle des frais déductibles souvent méconnus: les dépenses automobiles, «mais cela demande une certaine discipline», ajoute Claudine Poitras. Le fait qu'il y ait une différence entre les dépenses amortissables et les dépenses déductibles est aussi souvent mal compris.

«Les dépenses doivent être propres au métier du travailleur autonome. Par exemple, les acteurs peuvent déduire 50% du prix des vêtements qu'ils portent lors d'auditions. Tout est justifiable si c'est pour faire votre travail et si cela s'accorde avec votre «position». Tout dépend du milieu, de la profession, du type de clients rencontrés ou du domaine du travailleur autonome.»

Le Guide du travailleur autonome est ainsi une bonne lecture de départ avant de se rendre rencontrer son comptable. Une manière de s'informer de façon à ne pas se retrouver complètement démuni face à ses dépenses et à ses revenus.

-Le Guide du travailleur autonome est disponible en ligne ici:

Version PDF: 22,95$, version papier: 29,95$

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