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12/01/2016 08:35 EST | Actualisé 12/01/2017 00:12 EST

La Banque de Montréal se prépare à un baril de pétrole de 25 $ US

TORONTO — Le récent déclin des cours du pétrole brut force les banques canadiennes à surveiller de plus près leurs carnets de prêts, et la Banque de Montréal effectue des tests de tension sur son portefeuille du secteur des hydrocarbures pour voir comment il performerait si le prix du baril reculait jusqu'à 25 $ US.

Selon le chef de la direction de la Banque de Montréal, Bill Downe, la banque effectue aussi des tests ses portefeuilles de prêts plus larges — qui comprennent les hypothèques des consommateurs, les cartes de crédit et les prêts automobiles — pour un cours moyen de 35 $ US sur l'ensemble de l'année 2016.

Pour 2017, la banque (TSX:BMO) utilise un cours de 30 $ US pour le baril dans ses tests de tension, tandis qu'elle étudie les effets potentiels d'un baril à 40 $ US pour 2018.

M. Downe a donné ces détails mardi à Toronto, dans un cadre d'une conférence des chefs de la direction des banques canadiennes, alors que le baril de pétrole brut s'échangeait aux environ de 32 $ US.

Entre-temps, le chef de la direction de la Banque Royale (TSX:RY), Dave McKay, a dit s'attendre à ce que le prix du pétrole commence à regagner le niveau de 50 $ US le baril — et peut-être un peu plus — dans les 18 prochains mois.

M. McKay estime que, jusqu'à maintenant, les difficultés économiques du Canada ont été restreintes aux provinces productrices de pétrole, l'Alberta en particulier, tandis que d'autres régions ont été avantagées par la faiblesse du dollar canadien.

«On voit qu'un plus faible dollar canadien alimente une bonne croissance en Colombie-Britannique (...) On observe une forte vigueur à Toronto.»