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12/01/2016 07:58 EST | Actualisé 12/01/2017 00:12 EST

Grèce: le chinois Cosco, seul candidat pour le rachat du port du Pirée

Cosco, géant national chinois du transport maritime, est le seul candidat pour la cession de l'Organisme du Pirée (Olp), le plus grand port de Grèce, a annoncé mardi l'Agence de privatisation des biens publics (Hradf) qui souhaite un relèvement de l'offre présentée.

"La procédure d'ouverture de l'unique offre, déposée par Cosco Group (Hong Kong) Limited pour la cession de 67% du capital de l'Olp, a été achevée", a indiqué l'Agence dans un communiqué.

"L'Agence a demandé une amélioration de l'offre, qui sera évaluée lors de la prochaine réunion du Conseil d'administration de l'Agence prévue la semaine prochaine", ajoute ce communiqué.

Le prix proposé n'a pas été divulgué.

Cosco est déjà présente au Pirée depuis 2008, avec l'acquisition de deux terminaux de ce port. La société chinoise aspire à transformer le Pirée en plus grand centre de transit du sud-est de l'Europe, et à en faire "un pont entre l'Asie et l'Europe".

Le port du Pirée, près d'Athènes, est l'un des plus grands ports de la Méditerranée, d'une importance majeure pour le transport de fret.

Deux autres sociétés avaient exprimé leur intérêt pour le rachat de l'Olp : le danois APM et le philippin International Container Terminals Services (ICTS), mais n'ont pas donné suite.

Repoussée à plusieurs reprises ces dernières années, la privatisation du port du Pirée a pris du retard surtout après l'arrivée au pouvoir en janvier du gouvernement de gauche d'Alexis Tsipras.

Mais sous la pression des créanciers, celui-ci s'est finalement vu contraint de faire avancer cette privatisation controversée, pour satisfaire aux conditions du troisième prêt en cinq ans accordé au pays en juillet par ses créanciers internationaux.

De nombreuses manifestations et grèves ont récemment eu lieu à l'appel des employés des ports et de l'Union des dockers qui s'opposent au rachat de l'Olp, qualifiée par les syndicats de "bradage".

Mi-décembre, la Grèce a signé la cession des opérations de 14 aéroports régionaux à l'opérateur aéroportuaire allemand Fraport pour un prix de 1,2 milliard d'euros, dans la première privatisation importante du gouvernement de gauche.

L'avancement du programme des privatisations et les nouvelles mesures de rigueur qui ont été récemment votées au Parlement font partie des conditions nécessaires à une évaluation positive du programme d'aide à la Grèce d'ici fin janvier et à la poursuite du versement au pays des prêts prévus par le plan d'aide.

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