NOUVELLES
12/01/2016 15:35 EST | Actualisé 12/01/2017 00:12 EST

Dans leur réponse à Obama, les républicains refusent la "tentation" Trump

Dans le rituel de la soirée du discours sur l'état de l'Union du président américain, il y a systématiquement la réponse du parti opposé. Cette année, une fille d'immigrés indiens a été choisie pour critiquer à la fois Barack Obama... et Donald Trump.

Nikki Haley, la gouverneure (43 ans) de l'Etat conservateur de Caroline du Sud (sud-est), a été sélectionnée par le parti républicain pour donner la réponse officielle à Barack Obama, immédiatement après son allocution au Congrès.

La réponse n'en est pas vraiment une, puisque le texte est écrit à l'avance, mais elle sert au parti à présenter aux Américains sa vision alternative pour l'année électorale qui s'ouvre, avec la présidentielle de novembre prochain.

"Beaucoup d'Américains continuent à souffrir d'une économie trop faible pour faire augmenter les revenus", dira Nikki Haley, selon des extraits diffusés à la presse. "Pire encore, nous faisons face à la plus dangereuse menace terroriste que notre pays ait connue depuis le 11-Septembre, et ce président semble soit réfractaire soit incapable d'y répondre".

Le parti, sous la houlette du nouveau président de la Chambre des représentants Paul Ryan, veut changer son image obstructionniste pour devenir un parti constructif et d'idées.

Et il a choisi de critiquer, sans le nommer, le milliardaire Donald Trump, dont le succès dans les sondages affole l'appareil républicain, car il est jugé trop extrémiste pour remporter la présidentielle en novembre, notamment depuis qu'il a appelé à fermer les frontières aux musulmans.

"Dans cette période anxieuse, il peut être tentant de suivre les chants des sirènes des voix les plus en colère. Nous devons résister à cette tentation", dira Nikki Haley, dans une allusion évidente à Donald Trump. "Aucune personne désireuse de travailler dur, de respecter nos lois et d'aimer nos traditions ne devrait se sentir rejetée par ce pays".

Nikki Haley a la cote dans son parti depuis qu'elle a habilement géré le délicat débat sur le drapeau confédéré en Caroline du Sud. Un homme a abattu neuf fidèles d'une église noire à Charleston en juin dernier. Après la tuerie, elle a fait pression sur les élus locaux pour qu'ils retirent de l'esplanade du parlement local le drapeau confédéré, symbole pour beaucoup du passé ségrégationniste et raciste de cet Etat du sud.

ico/bdx