NOUVELLES
12/01/2016 12:55 EST | Actualisé 12/01/2017 00:12 EST

Canada: le ministre des Finances garde espoir pour la croissance

Le ministre des Finances canadien Bill Morneau a estimé mardi que le plan de soutien à la croissance économique ne devrait pas être menacé par la baisse du prix du pétrole et la dépréciation de la monnaie canadienne.

Bill Morneau a toutefois convenu que pour le dollar canadien, la situation "est un peu chaotique en ce moment".

En effet, la "huard" ne cesse de s'enfoncer: la monnaie canadienne est passée mardi sous la barre des 70 cents américains pour un dollar canadien, un plus bas depuis mai 2003.

La nouvelle baisse du baril de pétrole, passé en séance sous la barre des 30 dollars américains pour la première fois depuis 12 ans, a pesé sur le taux de change avec une économie canadienne largement dépendante de la production pétrolière et du secteur minier.

Le ministre des Finances, qui s'exprimait au Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM), a refusé de faire preuve de pessimisme, même s'"il ne fait aucun doute que nous faisons face à de forts vents contraires".

"La situation économique pose quelques défis, la bonne nouvelle c'est que nous avons un plan pour faire croître l'économie", a-t-il assuré en comptant sur l'allègement de la charge fiscale pour la classe moyenne pour relancer la consommation et la croissance.

Mais avec la baisse de la monnaie, l'économie s'expose aussi à un renchérissement des produits importés quand les exportations peinent à augmenter.

"Je ne surprendrai personne en affirmant que le Canada traverse une période difficile sur le plan économique", a souligné M. Morneau. "Il est très probable que le contexte économique mondial demeure défavorable et que la faiblesse des prix des produits de base persiste".

La baisse du dollar pourrait permettre, si l'inflation reste maîtrisée, à la banque centrale de maintenir une politique monétaire favorable.

Si l'économie canadienne est sortie de la récession au troisième trimestre, le PIB est resté inchangé en octobre et le marché du travail est resté atone tout au long du dernier trimestre l'an dernier, ne donnant aucun signe d'une relance des investissements des entreprises.

"Nous avons été élus (en octobre) pour faire croître l'économie, et nous avons commencé" à le faire, a indiqué Bill Morneau en assurant vouloir "continuer de suivre le plan" et "porter une attention particulière pour impulser la croissance".

mbr/sab/bdx