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12/01/2016 09:48 EST | Actualisé 12/01/2017 00:12 EST

"Beaucoup d'autres (Syriens) vont mourir" si les sièges ne sont pas levés (responsable ONU)

Le coordinateur humanitaire de l'ONU en Syrie Yacoub el Hillo a réclamé mardi la levée rapide des sièges des villes syriennes, faute de quoi, a-t-il dit, de nombreux habitants vont mourir.

"Beaucoup d'autres (Syriens) vont mourir si le monde n'agit pas plus vite" en faveur des quelque 400.000 civils assiégés en Syrie, notamment dans la ville rebelle de Madaya que des convois humanitaires ont pu atteindre lundi.

"Cela doit cesser", a-t-il affirmé à la presse, par téléphone depuis Damas.

A Madaya, il a dit avoir vu des habitants "souffrant de malnutrition grave", en particulier des enfants "extrêmement minces, presque squelettiques". Il a dénoncé une "tactique de guerre" utilisée par les belligérants.

Il a rappelé qu'au total 4,5 millions de Syriens se trouvent dans des zones d'accès difficile et que l'ONU peine à les secourir. 400.000 sont assiégés par les forces gouvernementales ou des groupe armés rebelles.

Le Conseil de sécurité a déjà réclamé en vain la levée des sièges, dans plusieurs résolutions restées sans effet.

A Madaya, l'ONU a réussi à évacuer vers un hôpital de Damas une petite fille de cinq ans et espère pouvoir bientôt installer dans la ville des hôpitaux de campagne.

Quelque 400 civils sont aussi en attente d'une évacuation médicale d'urgence, pour la plupart des femmes et des enfants avec des "problèmes médicaux compliqués".

Ces malades pourraient être transportés vers des hôpitaux à Damas. "J'ai toutes les raisons de croire que c'est ce qui se passera", a déclaré Yacoub el Hillo.

Un convoi d'aide humanitaire comprenant une quarantaine de camions chargés de vivres, de fournitures médicales et de vêtements est entré lundi pour la première fois depuis octobre dernier à Madaya, ville syrienne assiégée depuis six mois par les forces gouvernementales.

Deux autres villes assiégées par des groupes rebelles ont aussi été ravitaillées.

"Ce n'est pas assez, les besoins sont immenses", a souligné Yacoub el Hillo en souhaitant que "les livraisons continuent dans les mois à venir sur une base mensuelle".

avz/elm