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12/01/2016 07:51 EST | Actualisé 12/01/2017 00:12 EST

Autriche: "bon" niveau d'éducation des réfugiés de Syrie, Iran, Irak (étude)

Une majorité de réfugiés du Moyen-Orient ayant obtenu l'asile en Autriche avant l'été et pris en charge par l'agence nationale pour l'emploi (AMS) ont un "bon" niveau d'éducation, avec un net avantage aux Syriens, Iraniens et Irakiens par rapport aux Afghans, selon une étude présentée mardi par cet organisme.

Le "bilan de compétences" mis en place par l'AMS n'a concerné que 898 participants, une goutte d'eau par rapport aux 90.000 demandes d'asile déposées cette année dans le pays, mais il révèle que 61% d'entre eux ont un diplôme du seconde degré, d'études supérieures ou de formation professionnelle.

Cette moyenne cache une forte disparité entre Syriens, Iraniens et Irakiens pour lesquels ce taux est respectivement de 67%, 90% et 73%, et les participants afghans qui ne sont que 26% à être allés au-delà du cursus scolaire obligatoire et sont 30% sans aucune formation scolaire.

Le directeur de l'AMS, Johannes Kopf, a rappelé que "des décennies de guerre ont laissé des traces en Afghanistan", avec un "manque d'expérience professionnelle" dû à une économie en ruine.

Le bilan de l'AMS fait aussi apparaître que les femmes, qui constituaient la moitié des participants à l'étude, sont "sensiblement plus qualifiées que les hommes" et que la formation des Syriens ayant un diplôme du secondaire ou du supérieur est "sensiblement supérieure" à celle des Autrichiens.

Pour partie meilleurs qu'attendus, ces résultats n'en confirment pas moins, selon M. Kopf, "l'effort herculéen" que représentera l'intégration sur le marché du travail autrichien des réfugiés alors que le nombre de demandes d'asile a triplé en 2015, atteignant 90.000.

Parmi ces demandeurs d'asile, le nombre d'Afghans et de Syriens est quasiment équivalent (environ 25.000 chacun), suivi des Irakiens (un peu plus de 13.000).

L'AMS table sur un nombre de 30.000 réfugiés supplémentaires à intégrer sur le marché du travail en 2016, contre 17.300 en 2015. Plus de 13.000 bilans de compétence, réalisés sur cinq semaines via différents ateliers de groupe ou individuels, devraient être menés cette année dans la perspective de faciliter cette intégration.

nla-smk/cel