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08/01/2016 06:35 EST | Actualisé 08/01/2016 06:35 EST

Le «pot» médical n'a pas besoin d'être cacher, dit une agence de certification

David Zalubowski/AP
ADVANCE FOR SUNDAY, DEC. 27--In this photograph Taken Friday, Nov. 27, 2015, a bud tender holds two marijuana buds on his fingers on the way to a customer at the Denver Kush Club in north Denver. A marijuana banking case set for arguments Monday will test the federal government's stated goal of addressing the cash-only nature of the quasi-legal pot industry. (AP Photo/David Zalubowski)

VANCOUVER _ Est-ce que la marijuana est cachère? Si elle est médicinale, cela n'a pas d'importance.

Voilà le message de la plus importante agence de certification cachère du Canada, après que son comité de rabbins eut débattu pour déterminer s'il fallait certifier l'huile de cannabis comme produit cacher ou pas.

Le Conseil cacherout du Canada s'est réuni jeudi pour discuter d'une demande de MedReleaf, un producteur licencié de "pot" médicinal.

Cette rencontre a fait suite à la nouvelle aux États-Unis selon laquelle une entreprise de New York allait bientôt offrir des produits de cannabis médicinaux cachers.

Mais après beaucoup d'interactions et d'échanges, le Conseil cacherout du Canada a tranché que la religion juive n'exige pas que les personnes malades prennent des médicaments cachers, a déclaré le directeur général de l'agence, Richard Rabkin.

Il a précisé que lorsqu'il s'agit de médicaments, prescrits par un médecin, il n'est pas nécessaire d'avoir une certification cachère.

"On ne veut vraiment pas se retrouver à fournir des certifications cachères pour quelque chose qui est prescrit par un médecin. On ne pas emprunter cette voie", a-t-il dit par téléphone après la rencontre.

Les aliments cachers sont ceux qui se conforment aux lois juives, avec des principes stricts sur les types d'aliments qui peuvent être consommés et comment ils sont préparés.

M. Rabkin a souligné qu'un principe du judaïsme est que la préservation de la vie humaine prévaut sur toutes les autres préoccupations religieuses.

Neil Closner, le dirigeant de MedReleaf, a dit qu'il était fier que son entreprise ait incité le Conseil cacherout du Canada à se pencher sur la question.

"C'est grâce à nous qu'ils ont eu cette réunion, et nous sommes satisfaits du résultat, soit que de leur perspective, le cannabis (médicinal) est considéré cacher pour tous les consommateurs."

Il a indiqué qu'il pourrait envisager d'obtenir une certification d'une autre agence dans le futur, surtout s'il investit le marché du "pot" récréatif.

Toutefois, il y a des agences de certification cachères qui ne sont pas du même avis que le Conseil cacherout du Canada.

Par exemple, Kosher Check, une agence de certification mondiale dont le siège social se trouve en Colombie-Britannique, a eu un débat à ce sujet il y a deux ans et a décidé d'offrir la certification pour les produits du cannabis comestibles.

Le rabbin Mendy Feigelstock a souligné que bien que la préservation de la vie passe avant tout, son organisation avait décidé qu'il serait utile d'offrir un choix cacher pour ceux qui le souhaitent.

Il affirme que la marijuana séchée qui est fumée est automatiquement considérée cachère car il s'agit d'une plante, mais que les produits comestibles incluant les huiles, les capsules, les brownies et les biscuits auraient besoin d'être certifiés.

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