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04/01/2016 07:53 EST | Actualisé 04/01/2017 00:12 EST

Un bébé doit se présenter en personne pour s'enregistrer avant un vol

Les parents de deux autres enfants interpellés à l'aéroport en raison de leur nom joignent leur voix à celle de Sulemaan Ahmed et réclament des changements à une liste de voyageurs à haut risque. 

Un dossier de Laurence Martin

et de Valérie Ouellet

La situation est si ridicule que c'en est presque drôle, raconte Zamir Khan.

Dans un courriel, la compagnie aérienne WestJet lui explique que son bébé de 21 mois devra se présenter en personne au comptoir pour s'enregistrer avant chaque vol, « parce que son nom ressemble de près à celui d'une personne qui se trouve sur une des listes de surveillance fédérale ».   

Une réponse qu'il a partagée sur Twitter après avoir lu l'histoire de la famille Ahmed.

Il affirme que les agents de sécurité comprennent bien sa situation, mais admettent qu'ils « n'ont pas de contrôle sur cette liste ».

Un contrôle de sécurité à deux mois

C'est la même histoire pour Khudija Vawda, qui a des problèmes chaque fois qu'elle voyage avec son fils de deux ans, Naseer Muhammad Ali.

Ils ont été interpellés pour la première fois de retour d'un voyage en Jamaïque, raconte-t-elle, alors que son fils avait deux mois. 

Khudija Vawda, qui est née au Canada, est furieuse et elle a peur que son fils ait des ennuis quand il sera plus vieux. 

Khudija Vawda n'a pas l'intention de changer le nom de son fils. « C'est un nom qui a une signification pour ma famille et ma religion. Je n'ai rien à cacher et je suis citoyenne canadienne. »

Les deux parents demandent au gouvernement canadien de rectifier la situation en ajoutant plus de détails à ce genre de liste, par exemple une date de naissance ou un numéro de passeport associé au nom. 

Le parti libéral avait promis de réviser la liste de voyageurs à haut risque lors de la dernière campagne électorale.