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04/01/2016 12:36 EST

Uber: 1100$ pour une course lors du réveillon du jour de l'An

Martin Dimitrov via Getty Images
Woman in winter clothing texting in an urban scene.

Un client d'Uber ayant payé 1100 $ pour une course lors du réveillon du jour de l'An souhaite davantage de règles encadrant le service de covoiturage payant.

Plusieurs clients ont rapporté sur les réseaux sociaux avoir goûté aux tarifs salés d'Uber le soir du 31.

Matt Lindsay se rendait de Mill Woods, dans le sud de la ville d'Edmonton, jusqu'à Saint-Albert, en banlieue nord. Il a effectué plusieurs arrêts lors du voyage.

Uber augmente ses tarifs lorsque la demande est trop forte par rapport au nombre de conducteurs. Cela vise à inciter plus de chauffeurs à prendre le volant.

Matt Lindsay accepte cette pratique, mais assure qu'il n'avait aucune connaissance du montant final avant de quitter le véhicule.

« J'ai fait une erreur », a-t-il reconnu. « Le problème c'est qu'une erreur a aussi été faite de l'autre côté. Uber doit reconnaître et assumer cela, puis corriger cette erreur. »

Ce client infortuné voudrait que des règles soient mises en place pour éviter ce genre de situation.

Matt Lindsay a souligné que Uber lui a remboursé la moitié de sa facture.

L'entreprise a indiqué que son application demande au client de confirmer les augmentations de tarif.

«Capitalisme sauvage»

UberX devrait être réglementé par la commission de transport du Québec, a dit Alexandre Taillefer à l'émission Gravel le matin, entrepreneur et nouveau propriétaire de la compagnie Téo taxi. Selon lui, le taxi est un service essentiel, que ce soit pour les gens à mobilité réduite ou pour les écoliers. La compagnie Uber a fait les manchettes au lendemain des festivités du jour de l'an, pour des prix sept fois supérieurs au tarif habituel.

L'entrepreneur croit qu'à la longue, la population sera déçue du service d'Uber. Il cite en exemple la ville de Toronto, où la compagnie a commencé à faire compétition aux autobus de Toronto Transit (l'équivalent de la Société des transports de Montréal), sur les trajets les plus populaires.

« Imaginez si la STM perdait de la clientèle dans ses routes les plus payantes et qu'elle n'était plus en mesure de subventionner pour les routes les moins payantes. Est-ce que c'est ce que veut pour notre société ? »

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