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04/01/2016 05:51 EST | Actualisé 04/01/2017 00:12 EST

Catalogne : Mas ne renonce pas même si sa candidature divise les indépendantistes

Le président sortant catalan Artur Mas a assuré lundi qu'il continuera à se battre après le refus d'une partie du camp indépendantiste de l'investir, son parti assurant aussi qu'il ne présenterait pas de candidat alternatif, une décision qui devrait entraîner de nouvelles élections.

"Je suis très tranquille, et j'ai envie de me battre, d'aller de l'avant", a déclaré le président sortant de Catalogne, région de 7,5 millions d'habitants du nord-est de l'Espagne, moins de 24 heures après la décision prise par la CUP (Candidature d'unité populaire), une petite formation d'extrême gauche, de ne pas soutenir son investiture.

Junts pel Si (Ensemble pour le oui), la liste de l'indépendantiste Artur Mas, a remporté les élections régionales du 27 septembre, avec 62 sièges au Parlement régional, sur 135. Elle a cependant besoin des voix d'au moins deux députés de la CUP sur dix pour pouvoir disposer de la majorité suffisante lui permettant d'être investie.

Mais après plus de trois mois de tractations, la direction de la CUP, respectant le voeu de ses militants, a annoncé dimanche qu'elle ne soutiendrait pas Artur Mas, à qui elle reproche d'avoir mené des politiques d'austérité, et la corruption de son parti CDC.

Renvoyant la balle dans le camp de Junts pel si, la CUP s'est dite disposée à investir un autre candidat proposé par cette coalition. Le parti de Mas de son côté a annoncé qu'il refusait de se plier à cette exigence.

"Notre candidat est le président Mas. Nous sommes certains que c'est viable, il faut aller de l'avant", a répondu Josep Rull, un élu de CDC, sans préciser s'il souhaitait quand même tenter une investiture en cherchant encore les deux voix manquantes à son camp.

La CUP est en effet apparue divisée et certains de ses dirigeants étaient favorables à cette investiture.

Le camp indépendantiste dispose de moins d'une semaine pour trouver une solution, la loi accordant aux parlementaires jusqu'au 9 janvier à minuit pour investir un gouvernement.

Le cas échéant, M. Mas sera contraint de convoquer de nouvelles élections, les quatrièmes dans la région en un peu plus de cinq ans.

La Coalition Junts pel si - comprenant CDC, le parti de gauche républicaine ERC et des plateformes citoyennes indépendantistes - doit prendre une décision qui sera annoncée mardi, a précisé Josep Rull.

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