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02/01/2016 04:04 EST | Actualisé 02/01/2016 04:04 EST

Lise Dion : 2015, l'année de la pause méritée

Gilbert Fortier

En 2015, Lise Dion a dû apprendre à apprivoiser… les congés! L’hyperactive humoriste a donné les dernières représentations de sa tournée Le temps qui court l’été dernier, et a depuis pu profiter de moments de liberté bien à elle… non sans une certaine difficulté.

«C’est dur, avoue-t-elle en riant. Les fins de semaine, tu tournes en rond, c’est certain. Mais je me paie un bon film ou je vais manger avec des amis. Le jeudi, le vendredi ou le samedi soir, quand je réalise que je suis en congé, j’ai de la misère à concevoir que je peux, par exemple, aller voir un show! Ça ne me vient pas naturellement, de me réserver des activités la fin de semaine. Mais, en même temps, je tripe! J’ai été voir Stevie Wonder, Lionel Richie et d’autres gros shows au Centre Bell, et je suis contente, parce que j’adore ça!»

Son accomplissement dans la dernière année : La fin de sa tournée Le temps qui court, son troisième spectacle, applaudi par plus de 350 000 spectateurs, en quatre ans et 425 représentations, et maintenant immortalisé sur un DVD sorti à la mi-novembre. Fait remarquable, plus de 300 000 billets avaient aussi été écoulés pour les deux premiers one woman show de Lise, preuve que sa popularité ne s’essouffle pas.

À propos de ce dernier spectacle, Le temps qui court : «C’était mon troisième spectacle, expose Lise. Au niveau de l’efficacité du jeu, Le temps qui court m’a raffinée, sur scène, dans ma façon d’être moi-même, d’être à l’aise et de m’amuser. J’avais moins le trac, plus de fun, et j’avais aussi plus de vécu physiquement. Michel Courtemanche faisait la mise en scène, et il m’a fait vivre chaque gag, par mon corps. Je n’ai pas fait du Michel Courtemanche, loin de là, mais il m’a fait comprendre comment appuyer sur mes gags. J’ai connu un retour à la liberté, sur scène, à cause de sa mise en scène. J’ai arrêté de ne pas avoir confiance en moi. Je peux encore avoir le trac certains soirs, mais de là à ne pas avoir confiance et à trouver que mon matériel n’est pas bon, il y a une marge. Alors, j’ai appris à apprécier le talent que j’ai, à l’avouer, à le reconnaître. Je me suis aussi dépassée dans les textes pour amener une certaine réflexion.»

À propos de son succès : «Mon public me suit. Je dis souvent, à la blague, que les 350 000 billets vendus, les trois fois, ce sont les mêmes 350 000 qui reviennent et qui me font confiance. Beaucoup de gens de ma génération, un peu plus jeunes que les baby boomers, vont voir des shows. Ils veulent sans doute voir des choses qui leur ressemblent.»

À propos de ses projets : «Je suis en train d’écrire mon prochain livre, qui n’a pas du tout rapport avec le premier (NDLR : Son roman Le secret du coffre bleu est paru en 2011). Ce n’est pas du tout un roman, mais plutôt un livre d’humeurs, dans ma palette. Je m’en vais plus vers l’humour. Je veux que le lecteur rie à chaque page. Chaque sujet que j’ai choisi est un petit numéro comique en soi. Ensuite, je vais écrire mon quatrième spectacle. La ligne conductrice est déjà montée ; je sais combien de numéros j’aurai en première et en deuxième partie. Il me reste à créer, à écrire les numéros, à concevoir la mise en scène, à trouver comment on va faire les décors et toute la production. Mais la ligne du show est trouvée et je suis vraiment contente, car j’ai encore plein d’affaires à dire au public! (rires) Par contre, je ne le lancerai pas avant la fin 2017 ou même le début 2018. Et ça ne sera pas Michel Courtemanche qui signera la mise en scène, car il est occupé ailleurs ; j’ai une autre personne en tête, mais il n’y a pas eu de «oui» officiel encore…»

À propos de ses coups de cœur en humour : «Dominic Paquet et Réal Béland. Ces gars-là me font mourir de rire, à en avoir la respiration coupée! J’adore Laurent Paquin, François Bellefeuille et Stéphane Rousseau, dont j’ai adoré le dernier spectacle. Je consomme beaucoup d’humour. Ève Côté et Mélanie Ghanimé ont fait mes premières parties, et j’ai confiance en elles. Les filles prennent de plus en plus de place. J’adore Katherine Levac. Maintenant, il y a beaucoup de styles différents, chacun essaie de se démarquer.»