NOUVELLES
28/12/2015 09:25 EST | Actualisé 28/12/2016 00:12 EST

Tresseur de ceintures flechées, une tradition en voie de disparition

La période du temps des Fêtes est propice à la réappropriation de certaines traditions. Certains en profitent pour cuisiner des recettes familiales, et d'autres prennent plaisir à replonger dans la musique traditionnelle. Pour préserver le patrimoine artisanal québécois, le Rouynorandien Guillaume Marcotte s'adonne quant à lui à la confection de ceintures fléchées.

Avec les informations de Vanessa Limage

Guillaume Marcotte nous accueille chez lui alors qu'il est en train de concevoir une ceinture fléchée dans son salon, qui lui sert d'atelier. Il n'a que 36 ans et pourtant il tresse la laine depuis 15 ans. Il a appris en lisant des livres et auprès d'un autre artisan.

Se connecter à ses ancêtres...

« Ça fait beaucoup de bien de tisser comme ça. Ça permet de décrocher, dit-il. L'autre raison c'est que j'aime. Je ne sais pas, j'ai toujours aimé ça me sentir relier à mes ancêtres je trouve que, je ne sais pas ça amène du sens de reproduire des mouvements, reproduire des objets que nos ancêtres ont fabriqués. »

Guillaume Marcotte est candidat à la maîtrise en Études canadiennes. Il tresse des ceintures pour arrondir ses fins de mois. Il les vend à des collectionneurs du Québec, mais surtout des États-Unis et de l'Europe.

Certaines ceintures demandent une centaine d'heures de travail et peuvent coûter jusqu'à 1000 $. « C'est utilisé pour des événements festifs à teneur traditionnelle, pour les carnavals entre autres. Il y a aussi des gens qui font de la reconstitution historique qui vont être intéressés à porter ça », mentionne-t-il.

...et assurer la relève

Guillaume Marcotte souhaite à son tour transmettre cet art à d'autres pour assurer la relève. « J'ai deux enfants, donc quand ils vont être plus en âge... ils sont encore assez jeunes. Peut-être que ça les découragerait si on les forçait un peu à les faire! Disons peut-être à l'âge de 10 ans, je pourrai leur enseigner aussi », souhaite-t-il.

Il y a quelques milliers de tresseurs de ceintures au Québec, mais moins de dix en Abitibi-Témiscamingue.

Guillaume Marcotte vend ses créations notamment sur le web, via sa page Facebook.